Non aux maisons en rangée dans le quartier de l'École

Le conseil municipal s'est opposé à la construction... (photo Alain Dion)

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Le conseil municipal s'est opposé à la construction de maisons en rangée dans le quartier de l'École. Deux entrepreneurs en construction souhaitent aménager ce type d'habitation plutôt que les quadruplex prévus dans les plans initiaux.

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Marie-France Létourneau
La Voix de l'Est

(Granby) Deux entrepreneurs en construction souhaitent construire des maisons en rangée plutôt que des quadruplex dans le quartier de l'École, dans le développement des terres Miner. Mais les élus ont refusé leur demande, car, selon eux, ce type d'habitation ne s'harmonise pas avec le secteur. Seul le conseiller Stéphane Giard ne s'est pas rallié à ses homologues.

Le conseil municipal a, de cette façon, retenu les arguments du Comité consultatif d'urbanisme (CCU) qui avait déjà refusé cette demande une première fois en juillet 2014. «La demande a été refusée considérant que ce type d'habitation ne cadre pas avec la vision initiale du quartier en termes de paysage urbain et qu'il ne s'harmonisait pas avec le secteur», relève le sommaire décisionnel soumis aux élus, dont La Voix de l'Est a obtenu copie.

Les représentants des constructeurs, Les Constructions Éric Laflamme et Les Constructions Clément Robert, ont pourtant tenté de faire valoir leur point aux élus au début de la séance du conseil. Ils affirment avoir fait leurs devoirs au cours des derniers mois pour revenir avec une nouvelle demande conforme aux attentes.

«On a travaillé durant quatre mois pour avoir des plans qui répondent aux demandes», a plaidé Alain Généreux, directeur des ventes chez Constructions Clément Robert.

Répondre à la demande

Selon M. Généreux, les acheteurs recherchent davantage des maisons en rangée, aussi appelées maisons de ville, qu'une unité dans un quadruplex, particulièrement dans ce quartier familial aménagé près de l'école Eurêka. Outre leur prix sous la barre des 200 000$, l'avantage des maisons en rangée, c'est que bien que les habitations soient mitoyennes, elles possèdent chacune leur petite cour.

«Les gens veulent avoir accès à la propriété. En condo, c'est difficile d'avoir sa propre piscine, d'installer un carré de sable ou un trampoline», a fait valoir Alain Généreux.

Ces arguments n'ont toutefois pas été suffisants pour convaincre les élus. À la plus grande déception des principaux intéressés. «Pourquoi un immeuble de quatre logements est-il différent de maisons en rangée? En quoi un immeuble de quatre logements sur deux étages peut-il améliorer le paysage urbain?», a voulu savoir le représentant des Constructions Éric Laflamme, le courtier immobilier Sébastien Corbeil, au terme de la séance du conseil.

«C'est une question d'appréciation sur le type d'habitation. Ce n'est pas une question de matériaux ou d'apparence. C'est plus la nature du produit. Et ce n'est pas le genre de produit que le CCU et le conseil municipal voyaient là», a fait valoir le directeur du service d'urbanisme, Dominique Desmet.

Seul le conseiller municipal Stéphane Giard s'est opposé à cette position. «Les gens ont travaillé fort pour avoir une harmonisation du secteur. Ils sont allés au-delà des normes demandées. Il ne faut pas oublier que c'est un secteur scolaire avec une école primaire. C'est normal d'avoir des projets qui rejoignent les jeunes familles», a-t-il souligné.

Alain Généreux a dit hier respecter la décision des élus, bien qu'il ne la partage pas. Sa plus grande déception: ne pas avoir eu l'heure juste plus tôt. «Si tous ces points-là nous avaient été donnés avant au lieu de nous dire de faire une autre demande, on n'aurait pas perdu des mois à faire des plans», laisse-t-il tomber.

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