Quatre ans de prison pour Bastien Leiffet

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L'accusé (à droite) a fait part de ses regrets et de son souhait de se libérer de sa dépendance à la marijuana.

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Pascal Faucher
Pascal Faucher
La Voix de l'Est

(Granby) Le tribunal a imposé une peine de quatre ans de prison au jeune auteur du hold-up d'un dépanneur et du vol à l'arraché d'une octogénaire.

Après un certain délai, le juge Serge Champoux a finalement accepté, lundi, la suggestion commune de la Couronne et de la défense au dossier de Bastien Leiffet, 19 ans. Il s'agit de la sentence minimale dans le cas d'un vol commis avec une arme à feu.

Le travailleur de la restauration avait braqué le dépanneur du Faubourg Desjardins, en février, et tiré en direction d'une préposée, atteignant le comptoir à cigarettes. Avec le vol du sac à main d'une aînée qui marchait dans la rue, trois mois plus tôt, il s'était procuré un montant total de 330$.

Sans minimiser la gravité du hold-up, le juge de la Cour du Québec a souligné l'aspect «lâche» et «abject» du vol d'une personne âgée. «À mon avis, ce qui justifie l'opprobre, la colère, la grande indignation face aux crimes contre les enfants doit être calqué pour protéger les personnes âgées, innocentes et vulnérables», a indiqué le magistrat dans sa sentence.

«Il m'apparaît qu'une société civilisée doit pouvoir assurer à toute personne de 84 ans ou d'un âge semblable qu'elle puisse déambuler sécuritairement dans les rues, vaquer à ses occupations, profiter de cette période de sa vie dans le respect et la sécurité.»

Confiance

Pour alimenter sa réflexion, le juge Champoux avait demandé que le témoignage des victimes soit apporté à la cour. Par lettre, Estelle Bégin-Desmarais avait exprimé qu'elle était devenue beaucoup plus craintive à l'idée de sortir de chez elle après avoir été «tirée et traînée» sur le trottoir par l'accusé qui tenait sa sacoche, puis «laissée là, seule par terre, comme une bête morte».

Jointe hier, Mme Bégin-Desmarais a indiqué à La Voix de l'Est se sentir un peu plus en confiance. Elle s'est promenée seule, la semaine dernière, pour la première fois depuis novembre. «Je reste méfiante, mais il faut que je me prenne en main, a dit la dame. Mais je ne traîne plus de sacoche. Je ne veux pas tenter le démon!»

Elle espère que M. Leiffet suive des cours en prison pour «se prendre en main». «Ça va lui donner une leçon, mais c'est bien triste, cette histoire-là.»

Dépendance

À court d'argent, Bastien Leiffet, qui n'avait pas d'antécédent judiciaire, a braqué le dépanneur du Faubourg Desjardins à l'aide d'un masque et d'un fusil à plomb alors qu'il était intoxiqué à la marijuana, sa drogue de prédilection. Avant son vol à l'arraché, il avait consommé de la psilocybine («champignons magiques»).

En cour, il avait fait part de ses regrets et de son souhait de se libérer de sa dépendance à la drogue. Le juge Serge Champoux a mentionné que ses crimes «illustrent de façon extrêmement éloquente ce à quoi conduit l'usage d'une telle substance, à quelle déchéance, à quelle bassesse elle peut mener».

«Ceux et celles qui considèrent si anodin, banal, voire mignon la consommation, la production et le trafic de cette drogue [la marijuana] auraient avantage à prendre connaissance des faits du présent dossier.»

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