«Les voitures roulent trop vite»

Cécile Gengenbacher et Véronique Langlois ont lancé une... (photo Julie Catudal)

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Cécile Gengenbacher et Véronique Langlois ont lancé une pétition pour demander au ministère des Transports d'agir devant l'école avant qu'un accident ne survienne.

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<p>Cynthia Laflamme</p>
Cynthia Laflamme
La Voix de l'Est

(Sainte-Cécile-de-Milton) Craignant pour la sécurité des enfants, deux mères de famille militent pour faire avancer un dossier ouvert depuis cinq ans au ministère des Transports. Elles ont lancé une pétition pour faire ralentir la circulation à Sainte-Cécile-de-Milton. La zone scolaire est trop courte, déplorent-elles, la signalisation, non conforme, et il y a trop peu d'incitatifs pour mettre la pédale douce dans la rue Principale.

«Les voitures roulent trop vite, lance Véronique Langlois, maman de deux enfants, rencontrée en compagnie de sa complice Cécile Gengenbacher. Il y a une zone de 30 km/h, mais les gens arrivent de la campagne et ne se rendent pas compte qu'ils arrivent dans une zone scolaire. On a vérifié hier (vendredi), les panneaux de signalisation ne sont pas conformes, ce ne sont pas les bons panneaux qui sont installés. On a pris des mesures.»

Selon un document retrouvé sur le site internet de Transports Québec, une zone scolaire devrait être précédée d'une affiche fléchée à 120 mètres, puis d'un panneau indiquant l'entrée dans ladite zone, à 55 mètres. Or, dans les faits, ce ne sont pas les bons panneaux aux bons endroits. «On doit être avisés d'avance, le temps de ralentir. On arrive ici et il est trop tard», raconte Mme Langlois.

Deux drames ont été évités de peu au cours de la dernière année. Deux histoires dont les deux femmes rencontrées samedi ont eu vent, ou ont été témoins. Chaque fois, un enfant voulait traverser la rue Principale et est venu à un cheveu d'être renversé par une voiture. Heureusement, dans un cas, les réflexes rapides d'un garçon lui ont épargné une visite à l'hôpital et dans l'autre, une petite fille a pu être sauvée grâce à la vigilance de Mme Langlois, pas plus tard que la semaine dernière.

«On ne veut pas attendre qu'il y ait un accident pour que les choses bougent», confie Mme Gengenbacher, mère de trois enfants.

Solutions proposées

«On veut qu'il y ait quelque chose, soit un brigadier, soit une avancée de trottoir pour que les gens n'aient pas le choix de ralentir, un panneau lumineux, un stop rétractant», énumère Mme Langlois.

Les instigatrices de la pétition ont vu des panneaux d'arrêt qui se plient et se ferment avec un cadenas à Saint-Paul-d'Abbotsford et Waterloo où, comme c'est le cas dans leur village, la route est de juridiction provinciale.

«Ça fait 5 ans que le dossier est ouvert au ministère, que la municipalité arrive avec des solutions et que le ministère refuse. On veut que ce soit plus sécuritaire. Comme beaucoup de parents, j'aimerais que mes enfants viennent à l'école à pied ou en vélo, mais à cause de ce qu'on voit surtout le matin, on trouve ça trop dangereux.»

Le maire de Sainte-Cécile-de-Milton, Paul Sarrazin, n'est pas insensible au problème, bien au contraire. «Nous, ça fait longtemps qu'on l'a décrié, dit-il. C'est vrai qu'il y a de la vitesse. Il n'est jamais arrivé d'événement malheureux, mais je peux comprendre que les gens soient inquiets. Ça nous interpelle. Il ne faudrait pas qu'il y arrive un accident avant que les choses changent.»

Une pétition circule

Le premier magistrat attend toujours de savoir à quel moment il pourra rencontrer une fois de plus les représentants du MTQ et plaider pour des changements sur la rue. Il proposera alors l'installation d'une signalisation clignotante, alimentée par énergie solaire et installée sur un terrain municipal.

«On a regardé pour des avancées piétonnières comme ça s'est fait dans certaines villes, ça n'a pas passé, on a regardé l'installation pour un stop, ça n'a pas été accepté. Au fil des ans, il y a eu plusieurs demandes. C'est un dossier qui est toujours actif pour la municipalité, on fait des interventions dès qu'on a une nouvelle idée.»

Les deux mères ont fait du porte-à-porte durant le week-end pour récolter des signatures. La pétition se trouve également au service de garde de l'école du village et le sera cette semaine à l'hôtel de ville. Elles invitent les citoyens à contacter la Sûreté du Québec pour demander plus de surveillance policière aux heures de grande circulation écolière.

Le maire recevra bientôt le document et le transmettra au ministère. «Je ne sais pas si ça va faire changer les choses, mais une chose est certaine: ça prouve que les gens sont inquiets, les parents sont inquiets, dit Paul Sarrazin. C'est une façon de faire qui est très démocratique pour sensibiliser les élus et, éventuellement, nous avec ça, on va faire des représentations auprès du MTQ, sensibiliser la SQ. On va essayer de les accompagner là dedans. Tout effort ne peut être que bénéfique.»

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