«Une victoire» pour SOS Dépannage

David Blanchard, Éric Vachon,  Micheline Gratton, Nancy Marcoux... (Photo Marie-Ève Martel)

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David Blanchard, Éric Vachon,  Micheline Gratton, Nancy Marcoux et Norman Dunn, de SOS Dépannage.

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Marie-Ève Martel
La Voix de l'Est

(Granby) Au terme de l'expérience, retour chez SOS Dépannage afin de faire part à l'organisme des principaux constats qui s'en dégagent. Jamais l'exercice n'avait été tenté auparavant, mais les conclusions qui en ont été tirées ont été à la fois instructives et rassurantes aux yeux de ceux qui gèrent la banque alimentaire.

Comme un montant approximatif de 50$ à 70$ par semaine est prévu par adulte admissible au dépannage, l'organisme n'a pas été étonnédu montant du coût du panier d'épicerie; il se réjouit toutefois de pouvoir atteindre cette somme.

«Pour moi, c'est une victoire d'offrir cette nourriture-là», affirme le directeur général Norman Dunn, rappelant que lorsque les temps sont durs, l'alimentation est souvent là où les gens se privent d'abord.

«Ça me prouve aussi que quelqu'un sur l'aide sociale, à moins d'être inventif, ne pourra pas s'offrir tout ça. La personne va acheter ce qu'il y a de moins cher, mais qui n'est pas nécessairement nutritif. C'est là toute la différence.»

Du choix pour tous

Les commentaires de la nutritionniste n'ont pas stupéfait les représentants de la banque alimentaire, qui affirment néanmoins faire de leur mieux avec ce qu'ils reçoivent.

«Aussi, si on modifie trop l'offre de nourriture, il y a des gens qui n'en mangeront pas, précise M. Dunn. Il faut trouver une alimentation qui plaît au plus grand nombre.»

Et ce n'est pas toujours facile. «Il y a des préjugés sur certains aliments, note Micheline Gratton, coordonnatrice du comptoir alimentaire. Les gens ne sont pas tous habitués à manger des fruits et des légumes.»

«C'est sûr que quand tu as peu d'argent, tu n'as pas les moyens de t'en acheter, alors tu n'en manges pas», renchérit immédiatement le représentant Éric Vachon.

Éducation et habitudes

Ce sont surtout le type de recettes et le nombre de portions équilibrées cuisinées qui ont surpris les employés de l'organisme. En théorie, le dépannage accommode de sept à dix jours. D'avoir subsisté plus longtemps et d'avoir concocté des plats qui semblent appétissants est encourageant, a-t-on souligné.

C'est à ce chapitre que l'éducation et les habitudes alimentaires, en général, jouent un rôle déterminant. «On voit la différence entre savoir cuisiner ou pas. Pour certains, manger, c'est être en survie, et ils ne veulent pas prendre une heure pour cuisiner un repas», illustre M. Dunn.

SOS Dépannage a donc mis sur pied quelques initiatives pour développer la fibre culinaire chez sa clientèle. Un dépliant comptant quelques recettes faciles à réaliser à partir de denrées du dépannage est disponible, et un partenariat avec les cuisines collectives offre l'occasion d'apprendre à cuisiner à partir de la nourriture reçue.

On fournit aussi aux parents une feuille pour les aider à préparer des repas équilibrés. «On ne veut pas faire la leçon à personne, on veut simplement donner des trucs pour que les lunchs soient le plus santé possible», précise M. Dunn.

Malgré tout, ceux qui sont derrière SOS Dépannage espèrent qu'un jour, leur travail n'aura plus sa raison d'être. «L'économie sociale nous a permis d'atteindre notre équilibre, et je suis vraiment fier qu'on soit en mesure d'offrir un dépannage alimentaire aussi complet à autant de personnes, cinq jours par semaine, à l'année, se félicite Norman Dunn. Mais ce qui me désole malgré tout, c'est qu'il y a encore beaucoup de gens qui ont besoin de nous.»

 

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