Manifestation funéraire au centre-ville : repose en paix, filet social

Les participants ont ensuite pu prendre part à... (photo Julie Catudal)

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Les participants ont ensuite pu prendre part à l'enterrement en règle du filet, y compris les plus jeunes, à titre de symbole de l'héritage laissé aux générations futures.

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<p>Marie-Ève Martel</p>
Marie-Ève Martel
La Voix de l'Est

(Granby) Ils étaient tous vêtus de noir, mouchoirs, fleurs ou pancarte à la main. Ils avançaient d'un pas lent et lourd, le vague à l'âme. Les presque 200 personnes ayant pris part au cortège funèbre ne donnaient pas dans la satire: elles se sont réunies pour faire le deuil du filet social, symboliquement déposé sur un cercueil de carton.

Alors que partout au Québec, hier, des mouvements de protestations ont été organisés pour manifester contre les compressions budgétaires du gouvernement, à Granby, une vingtaine d'organismes communautaires de la région ont posé des actions concrètes en ce sens: comme des messages téléphoniques, des lettres ouvertes dans les médias, des services réduits ou même la fermeture des bureaux pour la journée.

«La solidarité, ça n'existe plus»

Leurs représentants sont venus pleurer la mort du filet social. «C'est triste de voir que le gouvernement est rendu à couper dans les services essentiels à la population», note Éric Vachon, représentant de SOS Dépannage.

«C'est une honte totale et complète: tout est fait pour appauvrir les plus pauvres, alors qu'on continue en même temps de préserver ceux qui pourraient faire plus leur part, dénonce Diane Charette, de l'Association des personnes aphasiques de Granby. Comme société, on avait fait le choix de protéger les plus vulnérables. Le gouvernement a décidé que c'est fini. La solidarité, ça n'existe plus.»

«C'est le début du démantèlement de l'État qu'on s'est créé. Les mesures ont un impact direct pour la classe moyenne et les plus démunis», affirme pour sa part Nicolas Luppens, coordonnateur du Groupe Actions Solutions Pauvreté Haute-Yamaska.

Cortège funeste

C'est un peu après 10h que la procession, ouverte par les porteurs du cercueil suivis des pleureuses, a quitté son point de départ, pour monter la rue Principale jusqu'à la rue Dufferin, où elle s'est arrêtée pour se recueillir un instant avant de se rendre au parc Victoria.

Le trajet de trois kilomètres aura finalement amené les endeuillés au cimetière de la rue Cowie. Ils se sont alors attroupés autour du cercueil pour un dernier moment de recueillement.

«Ce qu'on vient de faire, c'est un peu pathétique, mais ce n'est pas drôle, a constaté Sylvain Dupont, directeur général de la Corporation de développement communautaire de la Haute-Yamaska, à l'origine de la manifestation silencieuse. Le gouvernement est en train de détruire tout ce qu'on a bâti.»

Avant de retourner au centre communautaire St-Benoît pour un goûter «austère», les participants ont pris part à l'enterrement en règle du filet, y compris les plus jeunes, à titre de symbole de l'héritage laissé aux générations futures.

Tous les détails dans notre édition de samedi

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