Coupes à Val-des-Cerfs : la CS a les mains liées, dit le président

Des syndiqués ont décoré les environs des 45... (photo Alain Dion)

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Des syndiqués ont décoré les environs des 45 écoles de Val-des-Cerfs, dont Sainte-Famille, à Granby, avec des pancartes qui dénoncent les coupes en éducation.

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Pascal Faucher
Pascal Faucher
La Voix de l'Est

(Granby) Les coupes annoncées à Val-des-Cerfs feront l'objet de modifications, mais dans l'ensemble la commission scolaire a les mains liées, explique son président.

«Si on ne prend pas ces décisions-là, quelqu'un d'autre va le faire pour nous, a indiqué Paul Sarrazin, hier. On appelle ça une tutelle.» De nombreux employés ont fait part de leur inquiétude, à l'assemblée de mardi soir, envers la qualité des services qui seront désormais offerts aux élèves.

«Tout ce qui a été émis est logique, dit le président. Mais les commissaires ont très peu de marge de manoeuvre. On peut encore faire des choix, on va aller au maximum de ce qu'on peut faire, mais le palier supérieur [NDLR<saxo:ch value="226 128 137"/>: Québec] a aussi des commandes.»

Il suggère aux détracteurs du «plan d'optimisation» de manifester aussi devant les bureaux des députés afin de faire connaître leur mécontentement. «Nous, on ne peut pas rejeter ce plan. Il ne faut pas tirer sur le messager.» Val-des-Cerfs doit sabrer 7,4 M$ de son budget durant les trois prochaines années.

«Si on peut minimiser l'impact sur l'élève, tout le monde est gagnant», dit M. Sarrazin.

Les coupes «ajustées» doivent être adoptées lors d'une assemblée extraordinaire, le 5 mai. Elle sera publique, mais les questions ne seront permises qu'après la séance, de façon informelle.

Décorations

M. Sarrazin tient à remercier l'auditoire de la dernière assemblée qui, malgré son volume, a agi avec calme et respect. «Quand on fait preuve d'écoute et de transparence, les gens sont capables de faire la part des choses», dit-il.

Les employés n'en sont toutefois pas restés là. Des membres du Syndicat de l'enseignement de la Haute-Yamaska (SEHY) et d'organisations affiliées ont décoré les environs des 45 écoles de Val-des-Cerfs, dans la nuit de mardi à hier, avec des pancartes qui dénoncent les «offres patronales» de Québec. Les directions d'école les ont retirées durant la journée.

«On investit à peu près rien en éducation, mais des dizaines de millions dans le Plan Nord, dénonce le président du SEHY, Éric Bédard. Ce sont des choix de société, mais nous ne sommes pas d'accord.»

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