Les employés de Val-des-Cerfs dénoncent les coupes

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À la demande du président de Val-des-Cerfs, Paul Sarrazin (à droite, avec le directeur général par intérim Éric Racine), le conseil des commissaires a entériné la suspension du directeur général André Messier. -

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Pascal Faucher
Pascal Faucher
La Voix de l'Est

(Granby) Les assemblées mensuelles de Val-des-Cerfs se passent habituellement devant des salles presque vides. Ce ne fut pas le cas hier soir.

Une centaine d'employés de la commission scolaire se sont présentés à la salle du conseil des commissaires, hier soir, pour dénoncer les coupes dans les services aux élèves. Une foule record. Certains ont dû patienter à l'extérieur puisque la salle ne permettait pas de tous les accueillir.

Une dizaine d'entre eux se sont succédé au micro pour dénoncer les impacts négatifs qu'aura le «plan d'optimisation» annoncé il y a un mois. «On est déjà surchargés, a indiqué Marcelle Télémaque, qui s'exprimait au nom des professionnels de Val-des-Cerfs (psychologues, orthopédagogues, etc.). L'effet se fera sentir directement chez l'élève.»

Il faut «contrer ce projet potentiellement destructeur», a dit Robert Huard, président du Syndicat des professionnels de Richelieu-Yamaska. «Réduire le nombre de professionnels est suicidaire.» M. Huard a aussi dénoncé l'opacité de la commission scolaire au chapitre des finances.

Un bibliothécaire, une orthophoniste, des psychologues et des conseillers pédagogiques se sont aussi présentés au lutrin pour exprimer leur inquiétude. Certains ont intégré des saynètes à leur intervention, à l'aide d'objets, de mises en scène et même de chansons.

«La surcharge [de travail], on la gère déjà», a dit Judith Cusson, une animatrice à la vie spirituelle qui s'est présentée empêtrée dans de l'équipement électrique.

«Optimiser signifie créer des conditions les plus favorables. Les effets [du plan d'optimisation] seront loin d'optimiser la qualité des services, a dit Danielle Giroux. On est considérés comme des chiffres.»

De son côté, le président du Syndicat de l'enseignement de la Haute-Yamaska, Éric Bédard, a rappelé qu'il est ouvert à discuter avec les commissaires. Entre-temps «nos problèmes restent entiers», a-t-il dit. «On a avantage à s'asseoir et à parler. Il y a des efforts à faire ailleurs que dans les services aux élèves. Ce qui nous a été présenté est inacceptable.»

Suspension du dg

En début de séance, le conseil des commissaires a entériné la suspension, pour une durée indéfinie, du directeur général André Messier. La motion a été adoptée de façon unanime et n'a pas fait l'objet de débat public. Dans le public, quelques personnes ont applaudi, mais le président Paul Sarrazin les a vite rappelés à l'ordre.

Vers la fin de la séance, une ex-commissaire, Jacqueline Richard Lemoyne, s'est présentée au lutrin pour se prononcer contre cette initiative.

«J'ai été estomaquée d'apprendre ce qui est arrivé au directeur général, a-t-elle dit. Tout ce qu'il a fait depuis son entrée en poste a toujours été entériné par le conseil des commissaires.» Mme Richard Lemoyne a demandé comment les commissaires qui sont là depuis plusieurs années avaient pu avaliser cette décision.

«C'est nous qui avons été de l'avant avec cette nouvelle gouvernance. Que s'est-il passé? Pourquoi avons-nous jeté le capitaine par-dessus bord? C'est pathétique.»

Présent à la rencontre, l'ex-président de la commission scolaire du Val-des-Cerfs, Guy Vincent, a refusé de répondre aux questions de La Voix de l'Est.

Le conseil a aussi avalisé le congédiement d'un enseignant, sans donner plus de détails. En entrevue téléphonique, hier, M. Bédard a indiqué que son syndicat entend contester cette décision.

«Réduire le nombre de professionnels est suicidaire», a dit Robert Huard, président du Syndicat des professionnels de Richelieu-Yamaska.

«Il y a des efforts à faire ailleurs que dans les services aux élèves. Ce qui nous a été présenté est incacceptable», a déclaré Éric Bédard, président du Syndicat de l'enseignement de la Haute-Yamaska.

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