Aider ceux qui ont tout perdu

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La pharmacienne bromontoise Tamara Bournival en sera à sa deuxième mission du genre.

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Maxime Massé
Maxime Massé
La Voix de l'Est

(Bromont) Alors que l'aide internationale s'organise, deux femmes de la région se sont envolées hier en direction de Katmandou afin d'aider les innombrables sinistrés, à la suite du séisme qui a dévasté le Népal samedi dernier.

Tamara Bournival, une pharmacienne de Bromont, et France Hurtubise, une spécialiste des communications de Knowlton, font partie de l'équipe de délégués de la Croix-Rouge canadienne qui aura pour mission de déployer un hôpital mobile sur place.

Elles atterriront au Népal demain matin en compagnie de médecins, chirurgiens, infirmières et de sages-femmes. Leur mission aura pour but d'épauler en priorité les mères et les enfants; qu'il s'agisse de faire des accouchements ou de gérer les cas les plus compliqués en pédiatrie.

Pour Mme Bournival, qui a visité ce pays abritant une partie de l'Everest en 2007, il était tout naturel d'aller soutenir les Népalais, qui l'avaient chaleureusement accueilli lors de son séjour comme touriste.

«J'ai bien hâte d'être sur place pour redonner à mon tour avec de l'aide humanitaire. Mon rôle va être d'assurer qu'on a tout ce dont on a besoin pour traiter les femmes enceintes et les enfants malades. On devra se réapprovisionner rapidement en médicaments et ma tâche va être de coordonner le tout avec Ottawa afin d'être sûr qu'on ne manque de rien.»

La Bromontoise en sera à sa deuxième mission du genre, elle qui avait mis le cap sur l'archipel des Philippines après le passage du typhon Haiyan en 2013.

«J'ai vraiment de la misère à écouter les nouvelles sans être capable d'aider lorsque de telles tragédies surviennent. Juste le fait d'aider, ça me fait du bien. C'est sûr que c'est difficile de voir la souffrance de ses propres yeux, mais de voir l'appréciation dans le visage des gens locaux, ça vaut une fortune.»

Une passion pour les missions humanitaires

Pour sa part, cela fait plus de vingt ans que Mme Hurtubise sillonne la planète pour prendre part à des missions au sein du Mouvement international de la Croix-Rouge.

Après une première expérience au Rwanda en 1994, son engagement l'a mené au fil des ans en République démocratique du Congo, au Kosovo, en ex-Yougoslavie et en Haïti, pour ne nommer que ces pays.

C'est donc sans hésiter qu'elle a accepté à se joindre à la délégation canadienne afin d'offrir un peu de réconfort aux Népalais durement touchés par ce tremblement de terre de magnitude 7,8.

«Lorsqu'on me téléphone, je dis oui à chaque fois parce que c'est ancré en moi. C'est une véritable passion. J'aime penser qu'on peut faire un petit quelque chose pour ces gens qui souvent ont tout perdu.»

En plus d'être en charge des communications avec les journalistes, son travail consistera à informer la population canadienne sur la façon dont sera dépensé l'argent donné à la Croix-Rouge.

«Toute aide aussi petite soit elle, que ce soit 5$ ou plus, est importante. L'argent va se rendre à destination et va permettre à des Népalais de passer à travers de cette tragédie. C'est énormément apprécié surtout que le gouvernement fédéral a annoncé aujourd'hui (hier) que pour chaque don, il allait donner le même montant.»

Conditions éprouvantes

Les membres de la délégation canadienne amèneront avec eux des conteneurs qui font office d'hôpitaux mobiles, dont un qui servira de salle d'opération avec tout l'équipement nécessaire pour faire des interventions d'urgence.

Ils traîneront avec eux tout ce dont ils ont besoin pour vivre sur place afin de ne pas être un poids pour la population locale.

Leur mandat s'étirera sur un mois. Une seconde équipe prendra ensuite la relève, étant donné les conditions éprouvantes de ce type de mission d'urgence.

«C'est excessivement difficile parce qu'on essaie toujours de se mettre à la place de ces personnes-là. On voit des enfants qui ont perdu leurs parents, des couples qui ont été séparés. On aimerait venir en aide à tout le monde, mais on sait que c'est impossible», laisse tomber Mme Hurtubise.

«Dans le cas de la Croix-Rouge, on se concentre sur notre créneau qui est de venir en aide aux mères et aux enfants. Si on peut en sauver certains et leur apporter un peu de soutien, on aura atteint notre objectif», ajoute-t-elle.

Mais la gratification venant avec ce genre de don de soi en vaut amplement la peine, estime Tamara Bournival, qui a tenu autant à remercier sa famille que ses collègues de la succursale Pharmaprix de Magog de la laisser ainsi partir à l'autre bout du monde.

«Dans toutes les missions d'aide humanitaire, on fait face à des difficultés. C'est la nature de notre job. Mais c'est très motivant de travailler avec les mères et les enfants. Malgré le désastre qui vient d'arriver, tu vois qu'il y a de l'espoir pour le futur. On va simplement aider les familles à continuer à vivre malgré les souffrances.»

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