Suspension du DG de Val-des-Cerfs

La CS était «à un point de non-retour»

«Des éléments militent à amener ce changement-là», dit... (photo Janick Marois)

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«Des éléments militent à amener ce changement-là», dit le président de Val-des-Cerfs, Paul Sarazin.

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Pascal Faucher
Pascal Faucher
La Voix de l'Est

(Granby) Trois jours après la suspension surprise du directeur général de Val-des-Cerfs André Messier, le président de la commission scolaire a accepté de donner quelques explications.

«Il faut faire ressortir la vérité sur tout ce qui s'est dit, tout ce qui s'est véhiculé au cours des années, à tort ou à raison», a indiqué Paul Sarrazin, sibyllin, lors d'une rencontre à son bureau hier.

Refusant de donner des détails qu'il ne peut légalement dévoiler, le président du principal employeur de l'est de la Montérégie se limite à dire que la commission scolaire «était rendue à la croisée des chemins, un peu comme à un point de non-retour».

«Des éléments militent à amener ce changement-là», dit M. Sarazin, ajoutant que «le contexte commande la plus grande prudence».

«Climat malsain»

Âgé de 54 ans, André Messier a fait parler de lui à de nombreuses reprises depuis sa nomination au poste de directeur général de Val-des-Cerfs, en 2010. Des commissaires scolaires ont d'abord voulu retarder son embauche, citant un «climat malsain» et de nombreux départs d'employés et de cadres depuis son arrivée.

Plusieurs ont montré du doigt l'attitude «désagréable» et «dictatoriale» de M. Messier, des accusations rejetées en bloc par le principal intéressé qui plaidait que tous les départs s'expliquaient par des raisons qui ne le concernaient pas.

«On n'est pas dans une dictature, a-t-il déclaré à La Voix de l'Est en octobre 2011. Ce n'est pas mon style. Mais quand on exerce un pouvoir, on ne fait pas l'unanimité.»

L'ère Messier fut aussi marquée par une profonde méfiance envers les médias, une concentration des pouvoirs entre les mains de la haute direction - au détriment des commissaires - et une guerre de tranchées avec le syndicat des enseignants, avec qui le nombre de conflits, griefs et litiges a augmenté de façon spectaculaire.

«Une question d'organisation»

Le président Paul Sarrazin mentionne que la décision de suspendre pour une durée indéfinie et avec solde le directeur général «n'est pas une question d'individu, mais d'organisation». «Il faut se mettre au-dessus de la mêlée et penser au bien des élèves.»

Les membres du conseil doivent entériner cette motion lors de l'assemblée publique des commissaires de Val-des-Cerfs, ce soir. Le congédiement d'un enseignant est aussi à l'ordre du jour.

Selon toute apparence, M. Messier pourrait faire l'objet d'une enquête indépendante. Jointe hier, Esther Chouinard, responsable des relations avec la presse au ministère de l'Éducation, a indiqué que Québec ne commentera pas cette situation.

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