Népal: Laundromat dans le noir

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Hier après-midi, Francis Dubé ignorait toujours quels seront les impacts du récent séisme au Népal sur les activités de son entreprise, Laundromat.

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Jonathan Gagnon
La Voix de l'Est

(Granby) Le terrible séisme qui a ébranlé le Népal ce week-end a des échos jusque chez nous. Trois résidants de la région entretenant des relations avec ce pays éprouvé ont accepté hier de se confier à nos journalistes. Voici leurs commentaires.

Quand La Voix de l'Est a joint Francis Dubé, hier après-midi, le président-fondateur de la PME granbyenne Laundromat venait tout juste d'atterrir à Montréal, en provenance du Qatar. Il devait y faire escale dans le cadre d'un voyage d'affaires au Népal. Après avoir été informé de la catastrophe ayant frappé le pays au cours de derniers jours, il a rebroussé chemin.

En activité depuis 1999, Laundromat commercialise des chandails et accessoires de laine tricotés à la main par des artisans népalais basés à Katmandou. À la lumière des courts messages textes reçus au cours du week-end, il semble que les fournisseurs de l'entreprise de la rue Dufferin soient «en bonne santé».

Hier après-midi, Francis Dubé ignorait cependant les impacts du séisme sur les activités de sa PME. «Honnêtement, je suis un peu dans le noir par rapport à tout ça», reconnaît M. Dubé, qui a fait part de sa «tristesse» et de sa «désolation» face à la situation. Préférant passer outre le traitement des grands médias - qui lui semble parfois «sensationnaliste» - l'homme d'affaires granbyen attendra de plus amples informations avant de prendre quelque décision que ce soit.

Ralentissement appréhendé

Néanmoins, Francis Dubé ne serait pas surpris si un ralentissement devait survenir.

«En situation de crise, les gens ne se mettent pas à tricoter, c'est certain. [...] Ça a toujours été un risque de faire affaire avec le Népal».

Étant convaincu que «les choses vont s'arranger», Francis Dubé se montre tout de même optimiste. «Ça dépend vraiment de l'ampleur des dégâts sur place. Nos fournisseurs sont habitués depuis des années à vivre avec un black-out d'électricité, avec 10-12 heures (d'approvisionnement) par jours. Ils sont bien organisés. [...] Il va peut-être falloir déplacer nos installations si nécessaire.»

Si les circonstances le permettent, Francis Dubé compte toujours se rendre au Népal d'ici quelques semaines. «Ça allait très bien (pour Laundromat). On avait plein de nouveaux designs pour les enfants à présenter», laisse-t-il savoir.

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