Protection de la rivière Yamaska Nord: pour une coalition citoyenne

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L'idée est venue à M. Morasse la semaine dernière à la suite de la présentation du plan d'action pour l'avenir du lac Boivin à Granby.

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Michel Laliberté
Michel Laliberté
La Voix de l'Est

(Waterloo) Une coalition citoyenne régionale doit être lancée pour faire pression sur les ordres de gouvernement afin d'assainir la rivière Yamaska Nord, soutient Richard Morasse. Dans l'union se trouve la force du changement, estime le président des Amis du bassin versant du lac Waterloo (ABVLW).

«Si on veut sauver nos cours d'eau, il faut mettre de la pression sur les municipalités, sur les gouvernements pour qu'ils investissent dans des projets pour protéger nos lacs et rivières. On a plusieurs organisations environnementales qui font un travail extraordinaire, mais on doit aller plus loin; ce sont les citoyens qui peuvent mener ça plus loin, qui peuvent faire en sorte que les politiciens bougent», explique M. Morasse.

L'idée de créer une coalition citoyenne est venue à M. Morasse la semaine dernière à la suite de la présentation du plan d'action pour l'avenir du lac Boivin à Granby. Le plan contient une soixantaine de mesures pour réduire les charges de phosphore des cours d'eau qui se jettent dans le lac Boivin. Ces mesures coûteraient à la Ville jusqu'à 2,6 millions de dollars lors des 15 prochaines années.

Les auteurs du plan, réalisé au terme de rencontres de consultations avec la population et des organisations gouvernementales et environnementales, ont souligné que les municipalités limitrophes ainsi que la MRC de la Haute-Yamaska allaient devoir s'impliquer dans ces efforts pour le lac Boivin. Ils ont notamment fait valoir que 88% du bassin versant du lac se trouvait ailleurs que sur le territoire de la Ville de Granby.

ouverture d'une fenêtre de collaboration

M. Morasse s'est senti interpellé par cet appel à la collaboration. «On nous met au défi de nous joindre à eux pour le lac Boivin. On est prêts à répondre à cette invitation, à embarquer avec eux», a-t-il dit hier matin en entrevue aux bureaux de l'organisme.

Les données fournies par l'ABVLW font état de 364 kilogrammes de phosphore par année qui sortent du lac Waterloo pour se retrouver dans la rivière Yamaska Nord. «On a fait de grandes choses ces trente dernières années pour notre lac. On pense qu'on a un bon impact, que le lac s'améliore un peu. On pense qu'en travaillant avec les citoyens, les groupes des autres municipalités, on arrivera à améliorer la situation de la rivière, du réservoir Choinière, du lac Boivin. C'est à nous tous de le faire», plaide M. Morasse.

L'appel de la Ville de Granby, par l'entremise de son plan d'action pour l'avenir du lac Boivin, est «une fenêtre de collaboration et d'action qui s'ouvre», croit M. Morasse. «Il faut transformer nos objectifs en résultats, les obstacles en tremplins et les défis en retombées positives pour nos enfants», image-t-il.

Dans les prochaines semaines, M. Morasse entend communiquer avec les dirigeants des groupes environnementaux et des comités de citoyens de la MRC de la Haute-Yamaska. Il sera question d'organiser une rencontre cet été pour jeter les bases d'une coalition citoyenne. «Il y a tellement de choses à faire. On est rendus là, à se parler et à travailler vers des objectifs communs», a-t-il dit.

Une coalition citoyenne est la meilleure façon de faire pression sur les ordres de gouvernement pour assainir la rivière Yamaska Nord, soutient Richard Morasse, président des Amis du bassin versant du lac Waterloo. 

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