Les policiers zélés de Granby : un conseiller municipal impliqué?

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Pascal Bonin croit plus que jamais que les modifications entreprises à la réglementation municipale afin que les injures sur les réseaux sociaux soient passibles d'une amende sont justifiées.

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Marie-France Létourneau
La Voix de l'Est

(Granby) Un conseiller municipal de Granby est-il administrateur du groupe Les policiers zélés de Granby, un des groupes actifs sur Facebook et visés par les modifications à la réglementation municipale entreprises afin que les injures diffusées sur les réseaux sociaux à l'endroit des employés de la Ville soient dorénavant passibles d'une amende?

C'est ce qu'a affirmé publiquement le groupe en question sur la page Facebook du maire, Pascal Bonin. Questionné hier par La Voix de l'Est sur l'identité du conseiller municipal en question, le groupe, qui se définit comme une «organisation politique», n'a pas voulu dévoiler cette information. Aussi, «un deuxième conseiller collabore avec nous sans être un des administrateurs», a précisé Les policiers zélés de Granby.

«S'ils veulent s'afficher publiquement, ils le feront d'eux-mêmes, ce que je doute vu l'attitude du maire Bonin envers toutes les personnes qui ne partagent pas ses idées. Ils ne voudront pas subir les représailles du maire», est-il aussi écrit dans le message transmis à La Voix de l'Est.

Les conseillers municipaux joints hier ont tous affirmé n'avoir aucun lien avec Les policiers zélés de Granby. «Je verrais mal quelqu'un du conseil agir de façon voilée quand il a la chance de pouvoir s'exprimer publiquement», a commenté Stéphane Giard.

Jocelyn Dupuis, Robert Riel et Michel Mailhot n'ont pas rappelé le journal.

Rencontre refusée

Comme le nom du groupe l'indique, Les policiers zélés de Granby dénonce depuis deux ans, de façon anonyme, l'attitude des policiers trop prompts, selon eux, à distribuer les contraventions, particulièrement auprès des motocyclistes pour les silencieux non conformes de leur engin. Et le groupe, qui a récolté 7197 mentions «J'aime», cible ces jours-ci un policier en particulier, identifié par son nom et son matricule.

Le maire Bonin a, sur Facebook, invité les représentants du groupe à le rencontrer en personne, à son bureau. Invitation qui a été refusée. «Les admins (NDLR: administrateurs) ne veulent pas aller vous rencontrer en personne car nous pensons que vous avez une mauvaise impression de nous. Pourtant, il y a un des admins qui est votre collègue au conseil et qui partage certains de nos points de vue, alors il y a certainement possibilité de s'entendre», ont-ils écrit publiquement.

Une attitude vertement dénoncée hier par le maire Bonin. «Est-ce qu'on est rendus à l'ère des groupes de pression cagoulés, incapables de se montrer le visage et qui exigent des choses?», a-t-il lancé.

Cautionner la cyberintimidation

Les policiers zélés de Granby demande au maire d'aviser le policier ciblé par le groupe de «cesser d'être abusif dans ses interventions». Si les résultats sont perceptibles, le groupe affirme qu'il suspendra sa page.

«J'entends que certains me disent qu'ils ne sont pas satisfaits du travail de certains employés. Je ne suis pas sourd, pas aveugle et pas imbécile. Mais ce n'est pas la façon de procéder. Je n'accepterai jamais de procéder par la menace, l'intimidation. Ils n'ont pas pogné le bon Jack», laisse tomber Pascal Bonin.

Ce dernier croit plus que jamais que les modifications entreprises à la réglementation municipale, afin que les injures sur les réseaux sociaux soient passibles d'une amende, sont justifiées. Et elles visent à protéger l'ensemble des employés municipaux, que le maire entend défendre «bec et ongles».

La nouvelle a fait le tour du Québec hier et a été dénoncée par certains, parfois de façon très virulente. «Ceux qui nous traitent d'imbéciles, ça veut dire qu'ils sont d'accord avec la cyberintimidation? On apprend à nos enfants à dénoncer l'intimidation et la cyberintimidation, mais quand ce sont des employés municipaux qui sont visés, on doit tolérer ça?», s'interroge le maire.

  

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