Le Granbyen deviendra un Econo Lodge

Marc Hassoun a vendu le commerce à un... (photo Janick Marois)

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Marc Hassoun a vendu le commerce à un trio d'actionnaires, dont fait partie la femme d'affaires Pati Zuh. Celle-ci souhaite redonner à l'hôtel «sa gloire d'antan».

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Isabel Authier
Isabel Authier
La Voix de l'Est

(Granby) Véritable institution à Granby, l'hôtel Le Granbyen est passé à des intérêts chinois, subit une transformation complète et s'apprête à devenir un Econo Lodge. L'investissement de 4,4 millions$ permettra de redorer le blason de l'établissement, promettent les nouveaux propriétaires.

Débutés en janvier, les travaux touchent les 82 chambres de l'édifice datant de 1966, mais ne se limitent pas seulement au volet esthétique.

«On a refait la peinture, les salles de bain, changé les tapis, le mobilier... Mais on a aussi refait l'électricité, la plomberie, les murs, la toiture. Il y a maintenant une meilleure isolation, un éclairage écoénergétique et on est plus accessible aux personnes à mobilité réduite. On retape tout de A à Z», lance le propriétaire des dernières années, Marc Hassoun, en déambulant parmi les matériaux et les ouvriers - locaux pour la plupart, précise-t-il.

On sait que M. Hassoun tentait de vendre le commerce depuis un moment déjà. En 2011, il en demandait 4,3 millions$. Et même s'il participe activement au chantier, ce dernier assure qu'il tirera sa révérence une fois les travaux achevés. Il laissera alors toute la place aux trois nouveaux actionnaires, dont la femme d'affaires Pati Zuh et son conjoint.

Le trio a investi 3,2 millions$ dans l'achat du commerce et y consacre 1,2 million$ en rénovations.

D'origine chinoise, Mme Zuh habite la région métropolitaine depuis 1997. Après avoir beaucoup travaillé, beaucoup voyagé, puis fondé une famille, elle a voulu faire autre chose. «M. Hassoun voulait vendre et j'ai vu un grand potentiel dans cet hôtel, explique-t-elle en anglais - et un peu en français. Et je connaissais déjà un peu Granby pour être venue au Zoo, au lac Boivin et au parc de la Yamaska.»

«Dès le commencement des rénovations, mon but était de rendre à cet hôtel sa gloire d'antan. On m'a beaucoup parlé du Granbyen et je sais qu'il a occupé une grande place dans l'histoire de la ville et des habitants. Selon moi, chaque personne, chaque lieu a sa propre mémoire. Et je trouvais triste de voir l'hôtel vieillir», ajoute Mme Zuh avec philosophie.

«Je vais essayer de lui redonner sa beauté. J'ai l'impression que c'est ma mission, ma destinée.» L'enseigne disparaîtra, néanmoins, tout comme le nom, pour faire place à l'image de la nouvelle bannière.

Chantier majeur

Les patrons auraient souhaité poursuivre les activités de l'hôtel durant les travaux, mais ils ont dû rajuster le tir en cours de route. «On est fermé depuis deux mois. On ne pensait pas devoir le faire, mais le bruit et la poussière nous ont fait changer d'idée», mentionne Mme Zuh.

Devant l'ampleur des dépenses, cependant, les propriétaires ont choisi de retarder certains projets. Ils concentreront d'abord les efforts et le budget sur l'intérieur du bâtiment. «Au début, je voulais refaire toute la devanture, la rendre imposante. Mais j'ai dû sacrifier ça pour le moment. Car ce que les gens apprécient dans un hôtel, c'est d'abord le confort.»

Ce n'est que partie remise, assure-t-elle, en montrant deux croquis de l'allure que pourrait prendre la façade, une fois revampée. L'intérieur de l'hôtel devrait être prêt à recevoir à nouveau la clientèle dès la fin du mois de mai.

Quant au prix des chambres - qui s'affichait à 120$ en haute saison, nous dit-on -, la dame prévoit le hausser d'une quinzaine de dollars, incluant le petit-déjeuner, comme le veut la bannière Econo Lodge.

Des pourparlers sont par ailleurs en cours avec un groupe désireux d'exploiter, en location, le restaurant de l'hôtel.

Pour la gérante de l'endroit, Émilie Gill-Landry, tout ce remue-ménage représente une véritable «brise de fraîcheur». «C'est beaucoup de changement, mais c'est aussi une très grande amélioration», dit-elle.

Une dizaine d'employés travaille au Granbyen en temps normal; ce nombre grimpe à 15 en période de pointe.

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