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Un pas vers la réunification

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«Je vois ça d'une manière positive, car Bernard Drainville démontre une ouverture d'esprit en se ralliant à Pierre Karl Péladeau, alors qu'ils ne partageaient pas le même point de vue», croit René Beauregard, qui avait porté les couleurs du PQ dans Brome-Missisquoi aux dernières élections.

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<p>Marie-Ève Martel</p>
Marie-Ève Martel
La Voix de l'Est

(Granby) Le ralliement de Bernard Drainville à son adversaire Pierre Karl Péladeau a suscité une onde de choc auprès des péquistes de la région. Néanmoins, la plupart voient dans le geste un premier pas vers la réunification du parti.

Ancien candidat péquiste dans Brome-Missisquoi et fervent partisan de M. Péladeau, Richard Leclerc s'est dit surpris de cette volte-face. «Bernard avait quand même bien chauffé Pierre Karl en débat. C'était le plus combatif, dans le choix des arguments. C'était probablement celui qui piquait le plus Pierre Karl», note-t-il.

Le publicitaire voit toutefois d'un bon oeil cette alliance inattendue. «Bernard, c'est un batailleur, c'est quelqu'un de disposé à aller jusqu'au bout», soutient M. Leclerc qui, même s'il appuie M. Péladeau, reconnaît des qualités à tous les aspirants à la chefferie.

L'ancienne députée péquiste d'Iberville Marie Bouillé a pour sa part été estomaquée d'apprendre la nouvelle par l'auteure de ces lignes. «Il semblait faire une belle campagne, note-t-elle de celui qu'elle avait appuyé publiquement. En même temps, à trois semaines du vote, il devait finir par y avoir des alliances. Si c'est dans l'optique d'y aller en rassembleur, je trouve ça honorable. Probablement qu'il ne sera pas le seul à se rallier à un autre candidat.»

C'est aussi ce que croit John «Jean» Ofrias, américain installé à Sutton, anglophone et souverainiste. «M. Péladeau est de loin le candidat le plus important, le plus fort, pour l'indépendance, actuellement, note celui qui a assisté au débat de Sherbrooke. Ça montre que le momentum se construit autour de lui.»

Les indécis applaudissent

Même chez ceux qui n'ont pas encore choisi leur cheval, la nouvelle est bien accueillie. «Je vois ça d'une manière positive, car Bernard Drainville démontre une ouverture d'esprit en se ralliant à Pierre Karl Péladeau, alors qu'ils ne partageaient pas le même point de vue», croit le maire de Saint-Joachim-de-Shefford, René Beauregard, qui avait porté les couleurs du parti dans Brome-Missisquoi aux dernières élections.

Seul Paul Sarrazin n'a pas été étonné de la nouvelle. «On voit que les alliances se font. Ça démontre la longueur d'avance qu'on doutait que Pierre Karl Péladeau avait», note l'ancien candidat péquiste dans Shefford.

Rassemblement

Plusieurs ont rappelé que la base militante du parti voulait éviter un couronnement, et que plusieurs débats d'idées ont déjà eu lieu entre les candidats. Au terme, on espère se doter d'un chef rassembleur. «Il nous faut un candidat de calibre qui va prendre le pouvoir et amener le PQ ailleurs», indique M. Sarrazin.

L'appui de M. Drainville au député de Saint-Jérôme vient donc, à trois semaines du vote, réconcilier certains clans au sein du parti. «L'important, c'est qu'on travaille tous ensemble au terme de la course», soutient M. Leclerc.

Fort de nombreux appuis, M. Péladeau devra cependant livrer la marchandise. «J'espère qu'il saura être rassembleur, et qu'il s'inspirera de John F. Kennedy ou de Franklin D. Roosevelt. C'étaient des gens fortunés, mais qui ont travaillé pour le peuple», rappelle M. Ofrias.

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