Caisse de Granby-Haute-Yamaska : les membres votent pour la ristourne

Le directeur général de la Caisse, Serge Laflamme,... (photo Janick Marois)

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Le directeur général de la Caisse, Serge Laflamme, le président, Me Yanick Messier, et le président du conseil de surveillance, Paul Bergeron.

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Isabel Authier
Isabel Authier
La Voix de l'Est

(Granby) Les membres de la Caisse Desjardins de Granby Haute-Yamaska tiennent à leurs ristournes, et ils l'ont fait savoir, mardi soir, lors de l'assemblée générale annuelle de l'institution. Exceptionnellement, ceux-ci devaient choisir entre deux scénarios : une ristourne de 2,8 millions $ ou l'absence de ristourne individuelle. La majorité a voté en faveur de la première option.

Les dirigeants de la Caisse proposaient en effet deux choix cette année. Une ristourne aux membres de 2 839 000 $, jumelée à un Fonds d'aide au développement du milieu de 261 000 $, pour un total de 3 100 000 $. Le second éliminait toute ristourne individuelle, ne consacrant que 500 000 $ au Fonds d'aide collectif.

«Le conseil d'administration ne leur fera pas de recommandation. Les membres devront décider du projet qui leur plaît, avait confié le président de la Caisse, Yanick Messier dans les heures précédant l'assemblée. N'allez pas croire que le conseil est déconnecté. Il y a une intelligence collective qui pousse les gens à prendre de bonnes décisions.»

Pour justifier ces deux scénarios, M. Messier et le directeur général de la Caisse, Serge Laflamme, ont évoqué les défis de capitalisation auxquels la Caisse fait face. À titre d'exemple, l'indice de productivité atteignait 76 en 2013 et il était de 70 en 2014, alors que l'objectif est fixé à 65 d'ici 2017. 

Rappelons qu'en 2013, l'établissement avait versé 3,9 millions $ en ristournes et 200 000 $ dans son Fonds d'aide. 

Le fait de ne verser aucune ristourne n'aurait pas constitué un précédent historique, a expliqué M. Messier. «Il faut remonter autour de 1995. Mais ce n'est jamais arrivé que la Caisse pouvait ristourner et qu'elle ne l'a pas fait.» Les contextes sont aujourd'hui complètement différents, ajoute-t-il. «À cette époque, on ne pouvait pas en remettre. Maintenant, on n'est pas là du tout. C'est un geste de pure prudence et de saine gestion.»

L'option 1 - avec des ristournes de 2 839 000 $ - permettait quand même d'augmenter la capitalisation et de demeurer «sécuritaire», selon les administrateurs.

Serge Laflamme a admis que si la Caisse n'était pas aussi prudente, elle pourrait retourner près de 5 millions $ dans les poches de ses membres. «Mais on n'a jamais versé le maximum ces dernières années.»

Bons résultats

Pourtant, le 9e rapport annuel de la Caisse démontre de bons résultats financiers en 2014. Ses excédents avant ristournes ont grimpé à 24,1 millions $, correspondant à une hausse de 49% par rapport à l'année précédente. La croissance de son volume d'affaires sous gestion était en hausse de 6,25% pour atteindre 4,9 milliards $. L'épargne et les placements ont totalisé près de 2,8 milliards $, en augmentation de 5,39% par rapport à 2013, tandis que le financement total a atteint un peu plus de 2,1 milliards $. 

Au 31 décembre 2014, l'avoir de la Caisse était établi à 217,5 millions $, en croissance de 7,2 %.   

D'autre part, l'institution s'est engagée dans sa communauté en versant 132 000 $ en dons et commandites. Elle a également participé au développement économique de la région à travers son Fonds d'aide au développement du milieu à hauteur de 357 000 $.

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