Bonnardel fustige le projet de loi 28

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Le député caquiste de Granby, François Bonnardel, a tiré à boulets rouges, hier, sur le projet de loi 28 du gouvernement Couillard.

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Maxime Massé
Maxime Massé
La Voix de l'Est

(Granby) Le député de Granby, François Bonnardel, n'a pas hésité à tirer à boulets rouges sur le projet de loi 28 du gouvernement Couillard, hier, lors d'une courte pause des débats qui se sont étirés jusqu'au petit matin à l'Assemblée nationale.

Le porte-parole de la Coalition avenir Québec en matière de finances publiques considère le texte législatif comme rien de moins qu'une attaque directe envers le portefeuille des familles de la classe moyenne.

«C'est le projet de loi des promesses brisées. La première chose, c'est qu'on va aller chercher 165 millions d'argent additionnel dans les poches des familles en modulant les tarifs de garderie», a-t-il déploré, rappelant que les libéraux avaient pourtant promis d'opter pour une indexation des frais de garde lors des dernières élections.

Il a aussi décrié le fait que des mesures du projet de loi feront en sorte que les Québécois devront débourser plus pour leur électricité à compter de l'année prochaine.

«Au lieu de faire passer le bloc patrimonial qui coûte beaucoup moins cher aux Québécois en premier lieu, on va leur faire payer les surplus d'énergie qu'on a engrangés par la filière éolienne par exemple (...) Tout ça parce qu'on va utiliser le bloc patrimonial à l'exportation», a dénoncé Bonnardel.

«Un pas en arrière»

Rappelons que le bloc patrimonial est ce qui permet aux Québécois de bénéficier de tarifs d'électricité inférieurs à ceux du marché nord-américain grâce à des rabais garantis par la loi.

Le leader parlementaire de la CAQ s'inquiète aussi des effets que ce projet de loi, qui prévoit l'abolition des Centres locaux de développement (CLD), aura sur le développement économique des régions.

«On met la hache dans les CLD dont le nôtre (en Haute-Yamaska). Nous, on considère que les CLD avaient leur place pour soutenir les jeunes entrepreneurs ainsi que les entreprises qui démarrent et qui connaissent bien leur milieu. Je pense que c'est un pas en arrière.»

Il a cité son parcours en exemple: pendant dix ans, il a été propriétaire d'une franchise VitroPlus à Granby avant de faire le saut en politique.

«Je suis un entrepreneur à la base. Je sais comment ça peut être difficile au départ. On se demande où on cogne, où on va, on démarre par quoi? La première chose qu'on faisait plus souvent qu'autrement, c'était de les mettre en contact avec les CLD qui pouvaient pivoter toute forme d'aide qu'il s'agisse de financement ou d'encadrement (...) C'est un gros pan de l'économie régionale qui disparaît.»

Délai insuffisant

Enfin, comme plusieurs autres parlementaires, il a dénoncé le recours au bâillon par les libéraux qui ont ainsi voulu conclure rapidement l'étude de ce projet de loi omnibus.  «Le gouvernement force l'adoption d'un monstre législatif, qui modifie 59 lois et qui contient 337 articles. Les parlementaires n'ont eu qu'une vingtaine d'heures pour étudier le projet de loi 28, ce qui est nettement insuffisant. Les députés ont un travail à faire et ils doivent avoir le temps qu'il faut pour questionner le gouvernement.»

Quant à l'argument soulevé par le premier ministre Couillard selon lequel le projet de loi devait être adopté le plus vite possible afin d'entamer le retour vers l'équilibre budgétaire, François Bonnardel le rejette du revers de la main.

«Il aurait pu tout aussi bien par règlements imposer ses mesures de façon rétroactive, surtout pour les tarifs de garde», a-t-il souligné.

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