Parc Daniel-Johnson : une pétition pour laisser plus d'espace aux bernaches

Marc Fournier réclame à nouveau l'accès à une... (photo Alain Dion)

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Marc Fournier réclame à nouveau l'accès à une plus grande section du parc Daniel-Johnson pour les bernaches, même s'il ne peut plus lui-même y mettre les pieds. Il a d'ailleurs entrepris de faire circuler une pétition à cet effet.

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Marie-France Létourneau
La Voix de l'Est

(Granby) Le retour des oiseaux migrateurs dans la région a ramené Marc Fournier, l'ami des bernaches, à l'hôtel de ville de Granby lors de la dernière séance du conseil municipal. Il reprend sa croisade. Il réclame à nouveau l'accès à une plus grande section du parc Daniel-Johnson pour les bernaches, même s'il ne peut plus lui-même y mettre les pieds.

M. Fournier a été arrêté l'été dernier au parc Daniel-Johnson pour avoir prétendument endommagé la clôture à outardes, mise en place par la Ville pour réduire, voire éliminer, la problématique de fientes.

Il a, dans la foulée, dû répondre à une accusation de méfait. Marc Fournier continue à soutenir qu'il n'a pas brisé le filet et affirme avoir, depuis, obtenu une absolution. Celle-ci est toutefois conditionnelle à ce qu'il ne se présente plus au parc.

Ce qui ne semble pas l'embêter outre mesure. «Il y a toujours des solutions», dit celui qui s'est procuré un kayak l'été dernier pour jeter un oeil sur ses protégés ailés à partir du plan d'eau.

Le retour printanier des bernaches a ainsi incité Marc Fournier à relancer Jean-Luc Nappert, conseiller municipal du district 2, dans lequel se trouve le parc Daniel-Johnson

Sa demande: que le filet mis en place le long de la berge pour décourager les bernaches de venir s'alimenter sur le gazon du parc soit reculé, de façon à leur permettre d'avoir accès à une pointe qui s'étire à l'arrière du pavillon Roger-Bédard, jusqu'à proximité du boulevard de l'Estrie.

Rapport au conseil

Lundi, lors de la séance du conseil, M. Nappert a précisé avoir remis une copie de la lettre de Marc Fournier au directeur du service d'urbanisme, Dominique Desmet, et au coordonnateur en environnement, Serge Drolet. Ce dernier a précisé à La Voix de l'Est qu'il devrait déposer un rapport aux élus à ce sujet pour la séance préparatoire du 27 avril prochain.

Hier, le maire Pascal Bonin a préféré attendre de prendre connaissance du rapport de M. Drolet avant de commenter la demande de M. Fournier.

Mais aux yeux de l'homme à la longue chevelure argentée, le temps presse. Il a d'ailleurs entrepris de faire circuler une pétition à cet effet. Il croit être en mesure de récolter au moins 2000 signatures. «Il n'y a plus de temps à perdre. Les familles de bernaches vont se présenter au début mai et vont avoir besoin de se nourrir», lance M. Fournier.

L'ami des bernaches, ex-guide touristique en Amérique centrale, demeure convaincu que plusieurs personnes sont «intéressées à approcher et à observer les outardes». Le parc Daniel-Johnson pourrait ainsi devenir un endroit où des activités d'interprétation sont offertes, selon lui. Une offre écotouristique pourrait en outre se développer.

Cette perspective semble cependant soulever peu d'enthousiasme au sein de l'administration municipale. Au contraire. Pour réagir au problème grandissant de salubrité lié aux fientes de bernaches, la Ville a essayé différentes méthodes au fil des ans pour les faire fuir.

Le filet est une «manière douce» pour inciter les oiseaux migrateurs à aller ailleurs, a souligné l'an dernier M. Drolet. Les bernaches seraient d'ailleurs désormais plus présentes près du réservoir Lemieux et du Centre d'interprétation de la nature du lac Boivin.

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