Toujours pas de plan concret

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Le préfet de la Haute-Yamaska, Pascal Russell

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Isabel Authier
Isabel Authier
La Voix de l'Est

Le temps file, le 30 juin approche, mais le sort des employés du Centre local de développement (CLD) de la Haute-Yamaska demeure incertain. Si l'abolition de l'organisme ne fait aucun doute, le transfert des services, lui, suscite de sérieux questionnements.

« Ici, on a réussi à étirer l'élastique jusqu'au 30 juin, en attendant l'adoption de la loi 28. On a ainsi pu maintenir tous les postes. Mais aucun plan concret n'a été déposé », admet le préfet de la MRC, Pascal Russell.

Selon lui, ce délai laissera du temps aux élus pour prévoir la suite des choses, en tentant de garder vivants les services et les compétences du CLD, dans la mesure du possible. « Mais il faut attendre de voir ce que le ministre déposera. Avant de passer à l'action, on a besoin de directives et d'un échéancier. »

Tout indique que le gouvernement Couillard adoptera - sous le bâillon - ce vendredi le projet de loi 28 qui prévoit entre autres la disparition des CLD.

Celui de la Haute-Yamaska compte présentement huit personnes, dont un directeur général, une adjointe administrative, une responsable des communications, une responsable de la comptabilité, et quatre employés spécialisés soit en ruralité, en économie sociale ou en entrepreneuriat.

Pascal Russell rappelle que le maire de Granby, Pascal Bonin, avait émis la possibilité de rapatrier certains services - dont le volet entrepreneurial - au sein de sa municipalité. « Mais il n'a encore rien proposé. »

Interrogé sur ses intentions, hier, M. Bonin a assuré qu'il comptait déposer son offre aux maires de la Haute-Yamaska sous peu. « On a rapidement commencé à travailler sur la nouvelle version 2.0 et notre travail s'achève. On va rapatrier le volet du développement économique. Je vais être en mesure de présenter le projet au cours des prochaines semaines. Reste à voir si les autres municipalités voudront s'y joindre. »

« Moins de la moitié » des emplois actuels du CLD pourrait être sauvegardée grâce au transfert de ce secteur dans le giron de la Ville de Granby, estime Pascal Bonin.

Désinformation

Le maire de Sainte-Cécile-de-Milton, Paul Sarrazin, a tenu pour sa part à réagir aux lettres ouvertes publiées dans La Voix de l'Est et dans lesquelles les auteurs insistent sur l'importance de maintenir le CLD en vie. Certaines informations véhiculées dans ces lettres d'opinion sont erronées, dit-il.

« Je trouve dommage qu'on diffuse des infos qui ne sont pas conformes à la réalité. Les élus ont fait leur travail après mûre réflexion. Ça ne ralliait pas tout le monde, mais on s'est entendus unanimement. C'est fini, c'est clair. Une décision politique a été prise. Pourquoi continuer à plaider en faveur du CLD ? »

« Cet organisme faisait très bien son travail, mais on n'a plus les moyens des dédoublements. Quand on a des restrictions budgétaires, il faut faire les choses différemment », ajoute-t-il.

Il déplore également les propos d'un citoyen dans une lettre publiée lundi. « Quand on dit que plusieurs MRC voisines ont décidé de maintenir ou songent à maintenir leur CLD, ce n'est pas vrai. La plupart des MRC rapatrient ces services. »

Ceci dit, Paul Sarrazin aimerait que la MRC de la Haute-Yamaska soit davantage en mode action dans ce dossier. « L'orientation politique est connue depuis décembre dernier. On sait que le CLD fermera le 30 juin. On devrait avoir un plan de match concret, mais on n'a eu aucune réunion spéciale des maires pour régler ça. »

Le maire de Saint-Joachim-de-Shefford et président du CLD, René Beauregard, préfère plutôt attendre de savoir ce que la MRC « pourra faire et ne pas faire » dans le dossier du CLD avant d'agir. « L'idée, c'est d'offrir le meilleur service possible, en fonction des attentes que les maires auront. Il y a une réflexion à faire, admet-il. Non, le CLD n'existera plus dans son état actuel, mais je ne veux pas que la région soit hypothéquée. »

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