Ne plus faucher pour favoriser la biodiversité

Le bout de la rue Desjardins Nord est... (Photo Alain Dion)

Agrandir

Le bout de la rue Desjardins Nord est un des sites où il n'y aura plus de fauchage à compter de cet été. -

Photo Alain Dion

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
Marie-France Létourneau
La Voix de l'Est

Est-il vraiment nécessaire de faucher le gazon dans tous les recoins des parcs et terrains municipaux ? Non, ont décidé les élus de Granby, lors de la dernière séance du conseil municipal. Le fauchage sera donc abandonné à certains endroits. Et les économies réalisées seront investies dans la plantation d'arbres pour favoriser l'ajout d'espaces boisés et d'écosystèmes propices à la biodiversité.

Au total, ce sont pas moins de 58 996 mètres carrés (635 027 pieds carrés), répartis ici et là dans 30 parcs et autres terrains municipaux, qui demeureront à l'état naturel à compter de cet été. Les économies engendrées sont estimées à plus de 18 000 $ par année.

« Le but, c'est d'avoir des économies, mais aussi d'ajouter des écosystèmes, de la verdure, que la nature puisse reprendre ses droits », a expliqué hier le surintendant aux bâtiments, parcs et terrains de jeux au service des travaux publics de la Ville, Gaétan Belhumeur.

Selon lui, cette décision s'inscrit à la suite d'une réflexion réalisée sur certaines pratiques. « On s'est requestionné sur les endroits où on allait faucher pour rien », dit-il. Certains sites ont ainsi été identifiés. Il ne s'agit pas d'aires de jeux ou d'espaces très fréquentés, mais plutôt de secteurs plus isolés, parfois en bordure de boisés déjà existants.

Quelques exemples : une extrémité moins fréquentée du parc Fisher, en bordure de la rivière Yamaska ; l'arrière de la fourrière municipale au poste de police ; et l'arrière des résidences au parc Talbot.

Les parcs Comeau, Yamaska, Henri-Martin, Brodeur, Noyan, Richard, Plaisance, Lemieux, Brunet, de même que la station d'épuration, la station de pompage, l'usine de filtration et la passerelle Miner figurent également dans la liste des sites où il y aura arrêt de fauchage à certains endroits.

Tendance

Gaétan Belhumeur précise qu'une série de critères ont guidé le choix des espaces, comme la sécurité (visibilité automobile), le niveau de fréquentation et d'utilisation des espaces, la fonctionnalité (ne pas nuire à l'entretien des bâtiments ou au passage de la machinerie), l'harmonisation des espaces non fauchés avec les boisés déjà existants et l'impact visuel (harmonisation avec le paysage urbain).

Cette nouvelle mesure permettra du coup de « créer une trame verte dans la ville » et d'offrir « une meilleure rétention d'eau par les espaces verts boisés », est-il précisé dans le sommaire décisionnel soumis aux élus, dont les médias ont obtenu copie.

Des affiches seront apposées à proximité des sites pour informer la population du changement opéré. Les panneaux électroniques de la Ville seront aussi mis à profit pour annoncer cette nouvelle philosophie.

La Ville envisage néanmoins de faucher une fois par année le parc Plaisance et une section de la station de pompage Denison afin de s'assurer que les terrains demeurent en pré fleuri. De cette façon, la mosaïque située sur le mur est de la station de pompage demeurera visible.

Des arbres seront notamment plantés aux parcs Yamaska, Courtemanche, Leggett et Lemieux, précise Gaétan Belhumeur. Selon lui, cette pratique environnementale a déjà été mise en application au parc Terry-Fox par le passé. Et elle est de plus en plus répandue.

Les économies réalisées seront réinvesties dans la plantation d'arbres pour les deux prochaines années, selon le surintendant aux travaux publics. Mais l'arrêt de fauchage à certains endroits se traduira par la suite par des économies réelles.

Abonnez-vous à La Voix de l'Est ou à LaVoixdelEstSurMonOrdi.ca

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer