Une facture de 2,6 M $ pour Granby

Le plan d'action pour l'avenir du lac Boivin... (Photo Alain Dion)

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Le plan d'action pour l'avenir du lac Boivin propose 13 mesures pour améliorer la santé du lac. Parmi celles-ci, la création de zones de sédimentation et de bassins et de marais filtrants en zone agricole.

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Michel Laliberté
Michel Laliberté
La Voix de l'Est

(Granby) Les Granbyens pourront continuer de profiter des avantages du lac Boivin dans les prochaines décennies si des gestes sont posés à court et moyen terme pour réduire les charges de phosphore dans le cours d'eau et celles qui y entrent. Le plan d'action de la Ville pour l'avenir du lac Boivin propose une série de mesures pour atteindre cet objectif. Des mesures qui pourraient coûter jusqu'à 2,6 millions dollars lors des 15 prochaines années à la Ville de Granby.

Le document, rendu public hier soir lors d'une rencontre à l'hôtel de ville, renferme 13 recommandations réparties en 66 actions. Certaines exigeront des interventions sur le terrain : création de zones de sédimentation en amont du lac, aménagement de fossés avec des seuils le long des rues (pour ralentir le débit de l'eau), aménagement de bassins et de marais filtrants pour les terres agricoles problématiques.

Le plan d'action pour l'avenir du lac Boivin découle d'une consultation publique organisée au printemps 2014. Des rencontres avec des spécialistes ainsi qu'avec des représentants de municipalités, de ministères et de groupes environnementaux l'automne dernier ont permis d'analyser les commentaires et les mémoires reçus et de dresser des constats.

Des problèmes et des mesures

Les données analysées ont démontré que la charge élevée de phosphore dans l'étang du CINLB nuit au lac Boivin. Elle est de 1620 microgrammes par litre alors que celle du lac (secteur sud-ouest) est de 15 mg/l. Une solution serait de fermer la décharge de l'étang menant au lac (sous le pont de la piste cyclable).

Aussi, l'eau du lac Boivin est de moindre qualité que celle dans le réservoir Choinière. Les auteurs en concluent que sa qualité diminue en passant dans le segment de la rivière Yamaska Nord, entre les deux plans d'eau. Des interventions sont nécessaires dans ce segment, souligne le plan, entre autres une analyse des terrains riverains de la rivière. Des acquisitions de terrains et des droits de passage sur des terrains privés sont envisagés.

Pour ce qui est des plantes aquatiques envahissantes, on suggère de déposer une toile spéciale de 1500 mètres carrés au fond du lac Boivin dans le secteur du parc Daniel-Johnson afin d'offrir un corridor de navigation sans obstacle aux petites embarcation et leur permettre de prendre plus facilement le large. Dans ce même ordre d'idées, on propose de faucarder les plantes aquatiques envahissantes dans certaines sections du lac.

Le document explique également l'importance de préparer un plan de conservation des milieux naturels entre le barrage Choinière et le lac Boivin. Il faut, par ailleurs, identifier les endroits d'où arrivent des eaux chargées de phosphore. La Ville devrait délimiter des zones de restriction dans le lac Boivin pour protéger des habitats animaliers sensibles. Finalement, un rapport sur la vulnérabilité de la prise d'eau potable de la Ville dans la rivière Yamaska Nord, tout près du réservoir Lemieux, devrait être préparé.

Plusieurs des mesures avancées devront obtenir l'aval du ministère de l'Environnement avant d'être mises de l'avant.

Municipalités interpellées

Le plan d'action rappelle que la Ville de Granby n'est pas la seule responsable de son lac. En fait, seulement 12 % du bassin versant du plan d'eau se trouve sur son territoire. D'autres municipalités sont interpellées par l'avenir du lac. Le « plan d'action passe nécessairement par un effort global de toutes les parties prenantes situées en amont de la rivière Yamaska Nord », peut-on lire dans le document.

Les autres organismes liés au plan d'action, notamment la MRC de la Haute-Yamaska, sont également appelés à contribuer financièrement à l'atteinte de l'objectif. Le plan estime que leur contribution pourrait s'élever à 435 000 $ dans les 15 prochaines années, qui s'ajouteraient à la participation de la Ville.

Les personnes intéressées à réagir au plan ont jusqu'au 3 mai pour soumettre leurs commentaires ou un mémoire à l'adresse suivante : environnement@ville.granby.qc.ca

Toile de 1500 m² au fond du lac Boivin : 15 000 $ pour une toile biodégradable (une nouvelle à prévoir chaque année)

25 000 $ pour une toile réutilisable (bonne pour 10 à 15 ans, mais des coûts annuels pour l'enlever l'automne, la nettoyer, l'entreposer)

- Aménager des bassins et des marais filtrants en zone agricole : 10 000 $ par site

- Aménager des seuils dans les fossés de routes : 20 000 $ par étude de secteur, de 1000 $ à 1500 $ par seuil

- Aménager des bassins de sédimentation en amont des milieux humides : 42 000 $ pour des études et 30 $ du mètre carré de bassin

- Fermer la décharge de l'étang du CINLB (sous le pont de la piste cyclable) : 20 000 $

- Élaborer un plan de conservation des milieux naturels du corridor entre le réservoir Choinière et le lac Boivin : 85 000 $ (jusqu'en 2030)

- Identification des secteurs d'où proviennent des sources de phosphore : 10 000 $

Source : Plan d'action sur l'avenir du lac Boivin

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