Tremcar peine à dénicher du personnel

L'entreprise Tremcar est en pleine expansion. Ses carnets... (photo Janick Marois)

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L'entreprise Tremcar est en pleine expansion. Ses carnets de commandes sont pleins. Les dirigeants doivent toutefois composer avec une pénurie de main-d'oeuvre. Ils sont à la recherche de 60 soudeurs et 10 ouvriers spécialisés pour ses usines de Saint-Césaire et d'Iberville.

photo Janick Marois

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Karine Blanchard
La Voix de l'Est

(Saint-Césaire) L'économie est loin d'être morose dans tous les secteurs d'activité. Au contraire. L'entreprise Tremcar, qui exploite entre autres une usine à Saint-Césaire, est en pleine expansion. Son problème? Elle n'arrive pas à pourvoir ses 70 postes vacants, principalement pour des soudeurs, dont 40 à Saint-Césaire.

«C'est ma production qui est en jeu. Je suis en mode urgence», a fait savoir Jean-Claude Côté, directeur de l'usine située à Saint-Césaire, lors d'un entretien téléphonique avec La Voix de l'Est, hier.

L'entreprise fondée il y a une cinquantaine d'années se spécialise dans la production de remorques-citernes en acier inoxydable pour le transport de matières diverses: du chocolat, du vin, de la farine ou du lait, par exemple.

Depuis un an, le carnet de commandes de Tremcar - qui possède également des usines à Iberville, près de Saint-Jean-sur-Richelieu, dans d'autres provinces canadiennes ainsi qu'aux États-Unis - est plein. Deux millions de dollars ont d'ailleurs été investis l'an passé à l'usine de Saint-Césaire pour l'ajout d'une ligne de production afin de répondre à la demande.

Même situation du côté d'Iberville, où un chantier de construction s'ouvrait hier pour ajouter 20 000 pieds carrés à l'usine actuelle. «On est en expansion majeure. Le marché américain a explosé. C'est un boom», constate avec enthousiasme M. Côté.

Bref, les affaires marchent rondement pour l'entreprise québécoise.

À la recherche de soudeurs

Le défi que doit relever la direction n'est pas simple: dénicher 60 soudeurs et 10 ouvriers spécialisés. L'usine de Saint-Césaire est en quête d'une quarantaine d'employés et celle d'Iberville, une trentaine.

Depuis six mois, on multiplie les démarches pour trouver ces travailleurs. Salons de l'emploi, recrutement dans les établissements d'enseignement, collaboration avec Emploi-Québec et les agences de placement...

«On essaie de toutes les manières possibles de recruter. On a de bons salaires. Un soudeur entre à 22$ l'heure, c'est quand même très intéressant», souligne Jean-Claude Côté. Et pourtant, les curriculum vitae sont peu nombreux à atterrir sur leur bureau. Une situation difficile à expliquer.

La pénurie est si criante que l'entreprise s'est tournée vers la France pour tenter de recruter des soudeurs. Un projet est sur le point de se concrétiser, ce qui permettra l'embauche de neuf travailleurs, dont quatre pour l'usine césairoise. Mais c'est encore trop peu pour répondre à la demande en croissance.

Tremcar songe maintenant à offrir elle-même la formation de soudeur, comme c'est le cas dans d'autres industries implantées au Québec. Tous ces efforts ont pour objectif d'éviter que les commandes soient transférées aux États-Unis. «On veut garder nos emplois au Québec», lance Jean-Claude Côté.

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