Marcel Marquis explique sa poursuite de 35 000$ contre une garderie de Saint-Pie

«Le criage, les jouets, le nombre d'enfants... C'est... (photo La Voix de l'Est)

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«Le criage, les jouets, le nombre d'enfants... C'est trop et tellement proche», a dit Marcel Marquis, qui poursuit la garderie Les p'tites pies, à Saint-Pie.

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Pascal Faucher
Pascal Faucher
La Voix de l'Est

(Saint-Hyacinthe) Marcel Marquis n'a rien contre les enfants. Mais le bruit de la garderie voisine de son immeuble à logements lui cause bien du tracas.

«Le criage, les jouets, le nombre d'enfants... C'est trop et tellement proche», a déclaré le propriétaire de 64 ans, hier, au premier jour du procès qu'il a intenté contre le CPE Les p'tites pies, à Saint-Pie. Il réclame 35 000$ en dommages-intérêts et des mesures pour réduire le son.

En plus de son propre désagrément et de celui de ses locataires, M. Marquis a, dans un filet de voix, indiqué que la situation lui cause des préjudices financiers. «Ça m'a fait perdre une très bonne clientèle qui ne viendra plus rester dans l'immeuble», a-t-il dit.

Il dit avoir de la difficulté à louer ses logements de la rue Nichols. «Je demande de visiter le soir ou les fins de semaine, sinon, c'est difficile.» Il garde le loyer de certains appartements plus bas, mais les factures ne cessent d'augmenter, a-t-il ajouté.

Contre-interrogé par l'avocate du CPE, Me Suzie Guilmain, M. Marquis  a admis qu'un seul de ses logements était présentement inoccupé. Me Guilmain lui a aussi demandé pourquoi il persistait à garer son camion en permanence devant la garderie, et non devant son immeuble.

«Je laisse la place à mes locataires», a-t-il expliqué. Il interdit toutefois aux employés des P'tites pies de se stationner devant son immeuble, qu'il a acheté en 1992. La garderie a vu le jour dix ans plus tard.

«À 9 h, ça sort les bras dans les airs en criant jusqu'à 11 h. L'après-midi, c'est de 15 h jusqu'à la fermeture.» Marcel Marquis en a particulièrement contre le bruit des voiturettes pour enfants qui roulent sur le pavé uni de la cour arrière de l'établissement, d'avril à novembre.

Il demande de déplacer l'aire de jeu et la pouponnière, de ne faire sortir les enfants que l'après-midi et d'ériger un mur antibruit.

Cacophonie

Quatre de ses 14 locataires ont témoigné en sa faveur. «Je dois fermer mes châssis l'été, a dit Marco Scott. La cour est écho. Ils sont 60 là-dedans et c'est gros comme ma main. C'est une cacophonie.» Il dit rester là parce qu'il «n'a pas les moyens de déménager».

«Ça crie, ça pleure, a mentionné Louise Roy. On dirait qu'ils font exprès de les laisser pleurer dehors. Des journées, j'en ai ras le bol. Je ne savais pas, quand on a loué, qu'il y avait une garderie.»

Un autre locataire, Réal Plante, a dit avoir demandé «si c'était possible de crier moins», mais «on m'a répondu que c'était une garderie». «À la longue, ça commence à me tanner, a ajouté Claude Trahan. Y'en a du vacarme!»

D'autres résidants de la rue Nichols, qui habitent à proximité de la garderie, ont donné un son de cloche différent.

«C'est dérangeant, mais pas trop, a dit Marie-Noël Ouellette. Pour moi, ce n'est pas du bruit, mais du son, des voix d'enfants.»

«J'ai eu plusieurs maisons, et ici c'est une des plus belles places que j'ai eues, a dit Sylvie Vincent. Des enfants qui s'amusent, je trouve ça tellement beau. Ça ne me dérange pas du tout.»

Visite

Le procès se poursuit aujourd'hui devant le juge Louis-Paul Cullen, de la Cour supérieure, chambre civile. Le magistrat prendra ensuite sa décision en délibéré. Auparavant, il compte se rendre dans l'immeuble de M. Marquis, demain, afin de constater par lui-même les désagréments causés par le bruit.

Il a indiqué ne pas vouloir se fier à un enregistrement présenté hier par l'avocate du demandeur, Me Geneviève Matte.

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