Vente du golf de Saint-Césaire : une transaction de 1,475 million$

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Un croquis du futur chalet principal du golf St-Césaire. Les travaux débuteront dès le début de la semaine prochaine. Le bâtiment devrait être d'une superficie de 9000 pieds carrés et compterait une salle de réception ainsi qu'une terrasse trois saisons.

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<p>Marie-Ève Martel</p>
Marie-Ève Martel
La Voix de l'Est

(Saint-Césaire) C'est maintenant officiel, le club de golf de Saint-Césaire change de mains. La municipalité a ratifié hier la transaction dans laquelle elle cède le terrain de golf au groupe Complexe sportif La Clinique du Sport, pour la somme de 1,475 million de dollars.

Le groupe est composé de quatre actionnaires, soient Pierre-Luc Paquette, Yanick Campbell, Nicolas Campbell et Richard Lacroix. Le groupe Complexe sportif La Clinique du Sport est également propriétaire du Club de pratique de Saint-Hubert et exploitant du club de golf Baie-Missisquoi, situé aux abords du lac Champlain, à Venise-en-Québec.

L'acquisition met un terme à plusieurs semaines de rumeurs à propos de la vente du 18 trous dessiné par l'architecte Graham Cooke en 1989.

Le mois dernier, le maire de Saint-Césaire, Guy Benjamin, avait confirmé que plusieurs groupes d'acheteurs avaient manifesté leur intérêt. Certains avaient même déposé des offres, mais l'une d'entre elles semblait plus sérieuse que les autres, avait-il avancé.

Le magistrat s'était toutefois fait avare de détails en raison d'une entente de confidentialité et des négociations qui avaient cours pour consolider la vente. Hier, il a précisé que cinq acheteurs se sont montrés intéressés, et que deux offres avaient été mises sur la table.

Les pourparlers ont quant à eux duré tout près de six mois. «Pour nous, l'attrait était à la fois l'emplacement du club de golf, son rapport qualité-prix, mais aussi, pour la qualité du parcours», note M. Paquette.

Outre le fait de faire face à plusieurs investissements majeurs nécessitant des liquidités, dont la réfection du Complexe sportif Desjardins, celle du réseau d'eau potable et l'acquisition de neuf résidences advenant leur expropriation pour agrandir l'école Saint-Vincent, Saint-Césaire justifie la vente du terrain par une réflexion mûrie sur la vocation municipale de celui-ci.

«On a longuement réfléchi à savoir si c'était le mandat d'une ville de gérer un club de golf», explique M. Benjamin.

Conditions

Parce que «le terrain de golf a longtemps été un symbole fort pour la municipalité» et que son exploitation par ses nouveaux propriétaires doit maintenir de hauts standards environnementaux, Saint-Césaire a édicté certaines conditions au moment d'en négocier la vente.

Ainsi, un lot d'une superficie d'environ neuf hectares a été retranché du terrain de golf afin de préserver les nappes phréatiques qui s'y trouvent. Aussi, un garage neuf devra être construit.

Enfin, advenant que l'immeuble change de vocation, le contrat d'achat prévoit que Saint-Césaire serait en droit d'exiger des redevances à l'exploitant du club de golf.

De leur côté, les acquéreurs souhaitent poursuivre l'exploitation du commerce telle quelle pour le moment. Le club de golf conservera son nom et ses tarifs. Seul le logo sera modifié, l'actuel étant celui de la municipalité. On planchera plutôt à raccourcir le temps de jeu et à rendre les départs plus accessibles à la clientèle, indique M. Lacroix.

Reconstruction

Rappelons qu'au cours de la matinée du 4 novembre 2013, le chalet principal du golf municipal avait été lourdement endommagé par un incendie d'origine accidentelle, au point tel qu'il avait fallu le démolir. Une quarantaine de pompiers de Saint-Césaire, de Marieville et de Rougemont avaient combattu le brasier pendant plusieurs heures.

Les dommages, survenus peu après la réalisation d'importants travaux de rénovation ayant nécessité un investissement de 250 000$, avaient été évalués à entre 1,5 et deux millions de dollars.

Selon les termes de l'entente, il revient aux nouveaux propriétaires de rebâtir le chalet. Les travaux débuteront d'ailleurs dès le début de la semaine prochaine et pourraient coûter quelques centaines de milliers de dollars, a-t-on appris. Le bâtiment serait d'une superficie de 9000 pieds carrés et compterait une salle de réception et une terrasse trois saisons.

Advenant que la vente du terrain n'ait pas été conclue, Saint-Césaire envisageait toutefois de s'acquitter de cette tâche, avec l'argent reçu des assurances. Un mandat d'architecture pour produire les plans et devis du nouveau bâtiment avait été attribué en janvier 2014 à la firme Charron Architectes au terme d'un appel d'offres public, mais a par la suite été annulé.

Comme la vente a entraîné l'abandon du projet de reconstruction du chalet par la Ville, les négociations concernant ladite indemnité ont été récemment conclues avec l'assureur a-t-on appris, soit près d'un an et demi après le sinistre.

La saison régulière devrait débuter comme prévu, aux alentours du 24 avril.

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