«Une décision mûrie», dit Bonnardel

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«Après sept ans, c'est une boucle qui se termine», indique le député de Granby, François Bonnardel.

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Pascal Faucher
Pascal Faucher
La Voix de l'Est

(Granby) Le départ de Gérard Deltell n'a pas surpris son collègue caquiste François Bonnardel.

«C'est une décision mûrie, affirme le député de Granby, joint hier à l'Assemblée nationale. On ne peut nier qu'il y pensait. Après sept ans, c'est une boucle qui se termine.»

Le député de Chauveau est «un bleu dans l'âme», rappelle M. Bonnardel. «Sa première carte de membre d'un parti politique, c'était avec le Parti progressiste-conservateur au début des années 1980. Il a beaucoup d'affinités avec le fédéral. On peut juste lui souhaiter bonne chance.»

Il estime toutefois que la partie ne sera pas facile pour l'éventuel membre de la Chambre des communes. «Le Parti conservateur a cinq députés au Québec, après neuf ans au pouvoir... J'imagine qu'il [M. Deltell] a mesuré tout ça. Il est bien connu à Québec, mais il ne faut rien tenir pour acquis en politique. Il va travailler très fort.»

Gérard Deltell était-il déçu d'avoir dû céder son poste de leader parlementaire de la CAQ au profit du député de Granby? «Peut-être, dit M. Bonnardel. C'est humain.» Mais il ne croit pas que cela ait pesé dans sa décision de briguer l'investiture conservatrice.

«Il était très fier que j'hérite de ce poste. On a toujours eu profondément de respect pour l'un et l'autre et on a travaillé main dans la main pour la transition. C'est sûr qu'il pouvait être un peu déçu, mais je ne pense pas que ça ait influencé sa décision.»

«Autre étape»

François Bonnardel dit perdre «un ami, un collègue», avec qui il a «travaillé énormément» depuis 2008. «Il a fait beaucoup pour le parti. Je suis triste de le voir partir, mais on va se retrousser les manches.»

Est-ce un coup dur pour la CAQ? Non, assure le député de Granby. «C'est une autre étape de notre parti politique. Le défi est maintenant d'aller trouver la bonne personne et d'aller reprendre Chauveau.»

M. Bonnardel ne voit pas non plus de liens idéologiques entre le Parti conservateur du Canada et la Coalition Avenir Québec. «On a une position qui est la même depuis le début: un nationalisme fort, s'affirmer sans se séparer.» M. Deltell, ajoute-t-il, devra maintenant prôner l'abolition du registre fédéral des armes à feu après s'y être opposé.

«Il défend maintenant ça, dit le député de Granby. C'est son opinion.»

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