Un hiver occupé pour les déneigeurs

«C'était une belle neige, pas collante, facile à... (photo Julie Catudal)

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«C'était une belle neige, pas collante, facile à pousser. C'est moins long. Pour moi, ç'a été un bel hiver», soutient Sébastien Ouellet, un entrepreneur spécialisé dans le déneigement et l'excavation.

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Michel Laliberté
Michel Laliberté
La Voix de l'Est

(Granby) Les déneigeurs se rappelleront longtemps l'hiver 2014-2015. Rarement ont-ils été appelés à sortir aussi souvent pour nettoyer les entrées de cours de leurs clients. Heureusement, peu de chutes de neige se sont révélées de véritables tempêtes.

L'hiver qui tarde à rendre les armes s'est avéré difficile pour Yannick Papineau, propriétaire de Déneigement Expert de Granby. À 35 reprises, l'entrepreneur a déployé ses neuf tracteurs pour desservir sa clientèle. Lors d'une saison hivernale normale, ses équipements sortent entre 25 et 28 fois. «On est beaucoup sortis cette année. Beaucoup. Ça fait que nos coûts ont été plus élevés», explique-t-il.

Entre le 1er décembre 2014 et le 31 mars 2015, Environnement Canada a enregistré 61 chutes de neige de deux centimètres et plus pour la grande région de Sherbrooke. La moyenne pour cette période de l'année est de 38,5 chutes de neige de deux centimètres et plus.

Les averses importantes de neige ont cependant été rares cet hiver, selon les données d'Environnement Canada. L'agence gouvernementale en a enregistré 18 de cinq à 9,9 cm, mais seulement cinq de 10 cm et plus.

Au total, il est tombé 225,4 cm pour ces quatre mois dans la région. La moyenne pour cette période est de 156 cm, d'après les données d'Environnement Canada.

Si les sorties ont été nombreuses, le travail pour amasser la neige a été facile, note Sébastien Ouellet, un entrepreneur spécialisé dans le déneigement et l'excavation. «C'était une belle neige, pas collante, facile à pousser. C'est moins long», souligne-t-il. «Pour moi, ç'a été un bel hiver.»

Les trois tracteurs de M. Ouellet sont également sortis plus d'une trentaine de fois au cours des derniers mois. Leur temps d'utilisation a été court, signale-t-il. Ils ont fonctionné pendant près de 350 heures, selon ses calculs. «Ça ne prenait pas beaucoup de temps aux gars pour faire le travail. Ils n'ont pas passé deux, trois journées de suite à déneiger comme ça peut arriver.»

Forte concurrence

La concurrence est forte dans l'industrie du déneigement, disent MM. Papineau et Ouellet. Les prix demandés aux clients n'ont pas augmenté depuis une dizaine d'années, soutiennent-ils. Il en coûte environ 250$ par hiver pour s'offrir un contrat de déneigement pour la saison à Granby.

Les marges de profit sont minces, fait remarquer M. Papineau. Une saison avec fortes précipitations de neige peut déstabiliser financièrement une entreprise, indique-t-il. Surtout, précise-t-il, que les frais encourus par celle-ci, dont les frais d'assurances, les immatriculations et les salaires des employés, augmentent. «On s'en sort, mais nos revenus ne bougent pas tellement.»

- Avec la collaboration de Cynthia Laflamme

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