Faubourgs du séminaire : Michel Duchesneau prêt pour la phase trois

Michel Duchesneau projette redonner vie à une immense... (photo Alain Dion)

Agrandir

Michel Duchesneau projette redonner vie à une immense tourbière de 75 acres. En contrepartie, il souhaite obtenir le feu vert pour poursuivre le développement des Faubourgs du Séminaire.

photo Alain Dion

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
Marie-France Létourneau
La Voix de l'Est

(Granby) Le promoteur Michel Duchesneau projette redonner vie à une immense tourbière de 75 acres en milieu urbain, qu'il veut céder à la Ville de Granby. En contrepartie, il souhaite obtenir le feu vert pour ajouter de nouvelles phases, donc quelque 600 unités de logement, à son développement les Faubourgs du Séminaire, a appris La Voix de l'Est.

Ce projet est en discussion avec le ministère du Développement Durable, de l'Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques (MDDELCC) depuis quelques années, a expliqué M. Duchesneau.

Celui-ci a d'ailleurs dû, en cours de route, se porter acquéreur d'un terrain de 24 281 mètres carrés (261 000 pieds carrés), propriété de la commission scolaire du Val-des-Cerfs, ayant façade rue Irwin et situé dans la tourbière (voir autre texte).

Michel Duchesneau est déjà propriétaire depuis 2005 d'une vaste bande de terrain qui s'étend grosso modo entre la rue Irwin, l'école secondaire du Verbe Divin et le boulevard David-Bouchard. Il a pu y réaliser les phases un et deux de son développement les Faubourgs du Séminaire. Mais la suite du projet a été freinée par la présence de cours d'eau et d'une tourbière, en partie asséchée par de profonds fossés, creusés il y a quelques décennies.

Ce vaste milieu humide de trois millions de pieds carrés équivaut, selon le promoteur, à la superficie des parcs Terry-Fox et Daniel-Johnson réunis.

Remouiller la tourbière

Michel Duchesneau souligne avoir requis les services du biologiste Richard Brunet de la firme WSP. Le projet de remouiller la tourbière a été retenu et validé avec le MDDELCC. Et remouiller une tourbière n'a rien de banal. «Il va y avoir 56 interventions à faire sous l'égide du ministère de l'Environnement et des biologistes», précise M. Duchesneau.

Par exemple: le sol devra être relevé dans un secteur pour permettre l'écoulement de l'eau vers la tourbière. Des bassins de décantation seront aussi aménagés. Et des arbres, qui se sont implantés dans la tourbière au fil des ans, devront être coupés, car leurs racines «pompent beaucoup d'eau», fait valoir M. Duchesneau.

Selon lui, ces travaux lui permettront de déplacer, avec l'aval du ministère, des cours d'eau qui étaient «nuisibles au développement».

Il souhaite ainsi pouvoir lancer la phase trois de son développement résidentiel. Le cas échéant, la rue St-François sera prolongée jusqu'à la rue Georges-Cros. Plus de 200 nouvelles unités de logement seront construites. Éventuellement, la phase quatre s'étirera pratiquement jusqu'à la rue Lindor et permettra l'ajout de 400 unités d'habitation supplémentaires, dont plusieurs 12 logements. La tourbière serait ainsi ceinturée de résidences.

Céder à la Ville

Michel Duchesneau souhaite par ailleurs céder la tourbière à la Ville pour 1$ afin que l'espace soit protégé. Pour l'heure, le conseil municipal ne s'est pas encore prononcé sur la question. Il devrait le faire lors de la prochaine séance ordinaire, le 13 avril, alors que les modifications à l'avant-projet de lotissement - dans lequel les engagements de la Ville en matière de servitudes de conservation sont précisés - seront soumises aux élus, selon l'urbaniste à la Ville, Yani Authier.

Le coordonnateur en environnement de la Ville, Serge Drolet, dit, pour sa part, voir la chose d'un bon oeil. «Il faut attendre la résolution officielle du conseil. Mais ça pourrait être une belle opportunité. Ça serait un gros plus parce qu'on veut protéger 12% du territoire. Permettre le développement, tout en conservant un milieu naturel de qualité, je considère que c'est quelque chose de très intéressant pour la Ville», dit-il.

Michel Duchesneau, lui, estime que «toute la collectivité sera gagnante» de cette façon.

Il a été impossible d'obtenir le son de cloche du MDDELCC dans ce dossier au cours des derniers jours.

Tous les détails dans notre édition de vendredi

Abonnez-vous à La Voix de l'Est ou à LaVoixdelEstSurMonOrdi.ca

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer