Coupes à Val-des-Cerfs : «Terrible»,dit Éric Bédard

Le président du syndicat des enseignants de Val-des-Cerfs,... (photo Alain Dion)

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Le président du syndicat des enseignants de Val-des-Cerfs, Éric Bédard (à droite), en conférence de presse avec Sylvain Mallette, président de la Fédération autonome de l'enseignement, hier.

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Pascal Faucher
Pascal Faucher
La Voix de l'Est

(Granby) Sans surprise, le Syndicat de l'enseignement de la Haute-Yamaska (SEHY) tire à boulets rouges sur le «plan d'optimisation» de Val-des-Cerfs, qu'il qualifie de «terrible».

«La commission scolaire ne comble déjà pas les besoins des élèves, et ça n'ira pas en s'améliorant, a déclaré le président Éric Bédard en conférence de presse, hier. On a plusieurs dossiers en cour où on réclame des services prévus à notre convention.»

Déplorant les nombreuses hausses de frais et coupes de postes et de services dévoilées mardi, il soutient qu'«il y a encore du gras à couper» au centre administratif de Val-des-Cerfs.

«Avant de couper des psychoéducateurs, il y a des efforts à faire là», dit M. Bédard. Il mentionne la présence de trois DG adjoints et de trois responsables des communications «alors qu'on ne reçoit aucune information». «J'imagine que c'est très utile pour contrôler le message», dit-il.

Dépenses

Le syndicaliste ajoute que Val-des-Cerfs dépense «de 600 000$ à 700 000$» par année en frais juridiques pour se mesurer notamment au syndicat des enseignants, une donnée que la commission scolaire ne confirme pas.

«Il n'y a plus de dialogue, dit Éric Bédard. Nous sommes en guerre juridique depuis trois ans. La moindre niaiserie se retrouve en arbitrage et il ne semble pas avoir de limite à leur capacité financière d'aller en cour.» Chaque journée d'arbitrage coûte 5000$, dit-il. Seulement pour le SEHY, la facture s'est élevée à 227 000$ l'an passé «en frais d'application des conventions collectives».

«Pour une fraction du prix que ça leur coûte en cour, on réglerait tous les litiges!»

Finalement, le président du syndicat se demande où va l'argent de la dernière hausse de la taxe scolaire, qui visait à soutenir l'aide aux devoirs «alors qu'il n'y en a plus dans la plupart des écoles».

Explications

Rencontrés à leurs bureaux, hier, les représentants de Val-des-Cerfs ont réfuté les accusations de M. Bédard. Les frais administratifs ont été abolis au minimum, dit le directeur général André Messier. «On n'a plus de marge de manoeuvre sans compromettre les travaux qui doivent être exécutés.»

Quant à l'accusation de trop dépenser en arbitrage, «c'est en lien avec le nombre de griefs», explique la directrice des ressources humaines, Chantal Cyr. «Ça varie selon les années. On considère pouvoir avoir gain de cause sur plusieurs dossiers, mais quand c'est possible, on les règle.»

M. Messier précise que les postes de DG adjoints sont le résultat d'abolition de postes et de cumul de fonctions. «En termes d'argent, ça coûte moins cher qu'avant», dit-il. Et les responsables des communications - Chantal Cyr, Isabelle Charest et Esther Charrette - permettent la coordination du site internet, du journal interne et des communications externes.

Les montants alloués pour l'aide aux devoirs peuvent de leur côté être utilisés différemment par les écoles, précise le directeur général de Val-des-Cerfs.

«S'il y avait du gras à couper, le Ministère ne nous aurait pas autorisé nos déficits antérieurs», dit le président Paul Sarrazin. Les temps ont changé. On veut faire preuve d'ouverture.»

Tous les détails dans notre édition de jeudi

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