Femme brûlée à Acton Vale: son ex-conjoint libéré des accusations

Sylvain Godbout lors de sa première comparution au... (photo archives La Voix de l'Est)

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Sylvain Godbout lors de sa première comparution au palais de justice, le 31 juillet dernier. Il n'est plus accusé de voies de fait graves contre son ex-conjointe.

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Pascal Faucher
Pascal Faucher
La Voix de l'Est

(Saint-Hyacinthe) Faute de preuves, la Couronne retire les accusations déposées contre un homme accusé d'avoir mis le feu à sa conjointe, le 30 juillet dernier, à Acton Vale.

Sylvain Godbout, 44 ans, est ainsi libéré des accusations de voies de fait graves qui pesaient contre lui. «Je n'ai pas présenté de preuve, a expliqué après l'audience Me Sandra Bilodeau, du bureau du substitut du procureur général. Je ne commenterai pas davantage.»

Comme les procédures en étaient au stade de l'enquête préliminaire, M. Godbout est considéré comme libéré des accusations et non acquitté. L'apparition de nouvelles preuves, le cas échéant, pourrait amener le dépôt de nouvelles accusations, a averti le juge Gilles Charpentier, de la Cour du Québec.

D'un «décâlisse!» bien senti, l'accusé, portant des lunettes et les cheveux attachés, a refusé de commenter l'issue de son dossier, hier. Son avocat s'est lui aussi abstenu d'expliquer la situation. «Je n'entre pas là-dedans», a laissé tomber Me Patrick Gladu.

Selon les informations obtenues par La Voix de l'Est, il est possible que la victime, Jeannine Larose, se soit incendiée elle-même. Il n'a pas été possible de confirmer cette information, ni de joindre Mme Larose, hier. Aucune accusation n'a été déposée contre elle.

Dispute

Ce mystérieux fait divers survenu l'été dernier aurait débuté par une dispute conjugale. Tôt le matin, Mme Larose, alors âgée de 41 ans, s'était retrouvée enflammée devant une maison de la 4e avenue, hurlant de douleur. Elle s'était réfugiée dans le spa en attendant les secours. Selon des voisins, M. Gobdbout n'avait pas semblé bouleversé par la situation.

Souffrant de nombreuses brûlures sur le haut du corps, elle avait été transportée à l'Hôtel-Dieu de Saint-Hyacinthe, puis transférée au Centre des grands brûlés de Montréal.

Jointe à l'hôpital par La Voix de l'Est, au lendemain du drame, la victime avait affirmé qu'elle tenait un bidon d'essence entre ses mains, qu'elle s'en était aspergée par inadvertance et que l'accusé lui aurait lancé un cigare allumé. Une explication mise à mal par la tournure des événements.

«Je voulais lui expliquer pourquoi je pleurais», avait dit Mme Larose, qui a quitté la région depuis. Son présumé assaillant, originaire de Saint-Hyacinthe, était connu des policiers et affichait un dossier criminel bien garni, incluant méfaits, recel, fraude, complot, introduction par effraction et bris de condition.

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