L'un des plus gros appels d'offres de services professionnels de l'histoire de la ville

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«La séparation des services professionnels nous donne plus de soumissions, donc plus de plus de chances d'avoir de la compétition et de meilleurs prix», affirme Pascal Bonin.

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Marie-France Létourneau
La Voix de l'Est

(Granby) Avec des coûts totaux estimés à 2 millions$, la Ville de Granby réalise actuellement un des plus gros, sinon LE plus gros, appel d'offres de services professionnels de son histoire. Ces services seront mis à profit pour la construction du centre aquatique, un projet de 30 millions$, sur le site des Industries Cresswell. Les firmes retenues seront connues lors de l'attribution des contrats le 4 mai prochain.

Car ce n'est pas un, mais bien deux contrats que la Ville accordera. Le premier pour les services d'architecture et le second pour les services de génie civil. Ces deux contrats font l'objet de mandats distincts, diffusés à l'échelle de la province par le biais du Système électronique d'appel d'offres du gouvernement du Québec (SEAO).

«Quand on fait un appel d'offres regroupé, c'est l'architecte qui choisit l'ingénieur avec qui il veut travailler. Mais on préfère choisir notre ingénieur avec les mêmes critères de qualité, comme un appel d'offres standard. Ça a l'avantage de nous permettre de choisir celui qui a le meilleur dossier», a expliqué hier le directeur du Bureau de projets à la Ville, Daniel Suprenant.

Selon lui, ce n'est pas la première fois que les services professionnels sont ainsi divisés lors des appels d'offres. Mais pour le maire, Pascal Bonin, cela allait de soi. Il en a fait un cheval de bataille lorsqu'il était conseiller municipal. «La séparation des services professionnels nous donne plus de soumissions, donc plus de chances d'avoir de la compétition et de meilleurs prix», a-t-il fait valoir hier.

Deux enveloppes

Les contrats ne seront pas accordés seulement sur le principe du plus bas soumissionnaire. Les offres reçues seront réparties en deux enveloppes et évaluées en deux temps. Le dossier des soumissionnaires fera d'abord l'objet d'un pointage selon des normes de qualité (expérience de la firme et du chargé de projet, organisation de la firme, méthodologie, etc.) entérinées par le conseil municipal.

«On pourra ouvrir la deuxième enveloppe (celle contenant la proposition de coûts) de ceux qui auront obtenu un pointage de 70% et plus. Après, le pointage final des firmes est déterminé selon un calcul mathématique imposé par la loi», explique Daniel Surprenant.

Les soumissions seront ouvertes le 9 avril prochain. Il sera alors possible de connaître le nombre de soumissionnaires. Mais les propositions déposées feront par la suite l'objet d'une analyse par un comité de sélection, de sorte que les deux firmes retenues devraient être dévoilées le 4 mai prochain, lors de la séance ordinaire du conseil, note M. Surprenant.

Bon timing

L'appel d'offres est en cours depuis déjà trois semaines. Impossible pour l'instant de savoir si plusieurs entreprises ont démontré de l'intérêt. «On pense qu'il va y avoir une bonne compétition. C'est un projet intéressant. Et c'est rare qu'il y a de gros projets comme ça», avance le directeur du Bureau de projets.

Le maire Bonin croit pour sa part que l'appel d'offres a été lancé «dans un bon timing». «Le domaine professionnel est au ralenti. On a lancé ça tôt et il n'y a pas beaucoup de projets similaires au Québec», résume-t-il.

L'estimation de la Ville prévoit des coûts de 1,1 million$ en services d'ingénierie et de 900 000$ en architecture. «On ne se le cachera pas, 2 millions$ de cerveau, ça commence à être de l'argent. Mais c'est pour un bâtiment qui va être là pour les 50 prochaines années. On ne peut pas se permettre de rater notre coup», dit le maire.

Une étude préliminaire a déjà été réalisée par l'architecte granbyenne Caroline Denommée et la firme d'ingénieurs SM pour «définir les besoins de la Ville» et «baliser» certaines données, comme l'emplacement, la dimension des bassins, la capacité du bâtiment, etc. D'où les plans déjà existants.

«L'architecte va prendre ça, le préciser, se l'approprier et faire des présentations à la Ville. Ça peut changer, comme ça peut être semblable», dit Daniel Surprenant.

«On pense qu'il va y avoir une bonne compétition. C'est un projet intéressant. Et c'est rare qu'il y a de gros projets comme ça», dit le directeur du Bureau de projets, Daniel Surprenant.

Des plans du futur centre aquatique ont déjà été réalisés dans le cadre d'une étude préliminaire. Au final, l'allure du bâtiment pourrait changer, dit Daniel Surprenant.

Tous les détails dans notre édition de samedi

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