Cadeau des pompiers de bromont : du répit pour la famille de Zackary

Âgé de 12 ans, Zackary Larrivée lutte contre le... (Photo Alain Dion)

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Âgé de 12 ans, Zackary Larrivée lutte contre le sarcome d'Ewing, un cancer qui s'est pointé dans sa vie l'automne dernier. Ses parents, Pascal Larrivée et Isabelle Beauchemin, et son petit frère Tristan, ont reçu un coup de pouce de l'Association des pompiers de Bromont, représentée par Christian Brunelle, qui leur a offert des chèques cadeaux pour l'essence et l'épicerie.

Photo Alain Dion

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Karine Blanchard
La Voix de l'Est

(St-Alphonse) Chaque semaine, Zackary Larrivée se rend à Montréal pour livrer un affrontement. Il fait toujours face au même adversaire: le sarcome d'Ewing, un cancer qui est débarqué dans sa jeune vie l'automne dernier. Touchés par son histoire, les pompiers de Bromont ont donné un coup de pouce à sa famille en leur remettant des chèques cadeaux pour l'essence et l'épicerie.

Âgé de 12 ans, Zackary est un hockeyeur depuis toujours. Une douleur à une jambe est apparue l'été dernier, raconte-t-il. Pendant son entraînement en prévision de sa saison de hockey avec l'équipe des Titans de l'école secondaire du Verbe Divin de Granby, à l'automne, son mal s'est amplifié. La fatigue était aussi au rendez-vous.

«À mon premier match hors concours, j'avais de la misère à patiner», poursuit-il. Ses parents, Isabelle Beauchemin et Pascal Larrivée, qui avaient associé sa douleur à une poussée de croissance - ce qu'il avait eu par le passé - ont décidé de consulter un médecin.

Après une première visite à l'hôpital, la vie de Zackary a basculé. Dès les premiers jours de son hospitalisation à Sainte-Justine, les nouvelles n'étaient guère encourageantes. Le diagnostic est tombé: sarcome d'Ewing, un cancer qui atteintl'os iliaque, explique son père. Et il s'est développé dans ses tissus.

«L'annonce qu'on voit à la télévision du cancer qui frappe et que tu tombes, c'est exactement ça. Ça frappe», poursuit la mère de famille.

Les traitements de chimiothérapie ont commencé. Isabelle Beau chemin a quitté son emploi pour prendre soin de son fils et l'accompagner à ses traitements. Pendant ce temps, Pascal Larrivée s'occupe de leur petit dernier, Tristan, et met les bouchées doubles au travail.

Affronter le sarcome

Chaque fois que Zachary subit un traitement, on parle plutôt d'un match, en référence au hockey, la passion du jeune Alphonsois. À chaque rencontre, il se présente au stade Sainte-Justine plutôt qu'à l'hôpital.

«Je ne me voyais pas décrire la maladie, raconte Mme Beauchemin. Il faut rester positif. Oui, il y a des fois que le sarcome a vaincu et il a scoré un but, mais on se rattrape. On s'est fait plaquer dans la bande, on se relève, on opte pour une autre stratégie et on fonce au but.»

En janvier, Zachary et ses parents ont décidé qu'il ne subirait pas l'opération de 12 heures pour enlever son os iliaque. Ils ont plutôt choisi la radiothérapie. «Après l'opération, c'est un an sans marcher. C'est de la réhabilitation. Les muscles doivent réapprendre à marcher», explique M. Larrivée, qui a rencontré avec sa conjointe et son fils un jeune homme qui a subi la même intervention.

La récidive du cancer est estimée à 25 % dans le cas d'une opération et de 33 % après des traitements de radiothérapie. «Mais après l'opération, la qualité de vie, c'est quoi? On pense réellement que c'est mieux d'y aller avec la radiothérapie pour la qualité de vie», indique M. Larrivée.

Déterminé à vaincre la maladie, Zackary, l'enfant porte-parole du prochain Défi des têtes rasées à Granby, a remporté bon nombre de matchs. Et à la fin de la saison, qui correspondra à la fin de ses traitements quelque part en juin, il veut quitter le stade avec la coupe sarcome dans ses valises, dit-il.

Un entracte pour la famille

La vie de la famille Beauchemin-Larrivée a complètement changé depuis que le diagnostic est tombé. «C'est totalement une autre vie», indique la mère de famille.

En quittant son emploi - au sein de l'entreprise de son conjoint -, elle a mis une croix sur son salaire. Elle est toujours en attente d'une réponse de sa demande d'aide gouvernementale à titre de parent d'enfant malade.

«On est épuisé par la maladie, mais là on est épuisés du côté des sous. Les économies qu'on a mises de côté sont en train de se volatiliser», dit-elle. «On essaie de boucher les trous le plus possible. Il faut que la roue vire de bord», renchérit son conjoint.

L'Association des pompiers de Bromont a eu vent de l'histoire de la famille Beauchemin-Larrivée. Chaque année, un souper au homard organisé par les sapeurs permet d'amasser de l'argent remis à des familles de Bromont, de Saint-Alphonse ou de Brigham.

Leur représentant, Christian Brunelle, a offert 1000$ en chèques cadeaux pour l'essence et l'épicerie. «On était content. On n'avait même pas de mots», confie Mme Beauchemin, émue par leur générosité.

«Tu bûches, tu bûches, mais quand tu t'aperçois que quelqu'un voit ta détresse et vient nous porter ce que M. Brunelle est venu nous donner, ça nous donne le petit coup de pouce qu'il nous fallait pour continuer», poursuit-elle.

Ce coup de pouce s'ajoute à celui des amis, voisins et membres de leur entourage qui leur ont offert de nombreux plats cuisinés. «Il y a toujours quelqu'un qui arrive au bon moment», conclut Mme Beauchemin.

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