«Un budget qui ne passera pas à l'histoire»

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François Bonnardel ne se dit pas déçu du budget, mais il semble tout de même douter que le gouvernement réussisse à maintenir le cap.

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Cynthia Laflamme
La Voix de l'Est

(Granby) «C'est sûr que c'est un budget qui ne passera pas à l'histoire. Il n'y a rien pour le contribuable d'ici deux ans.» François Bonnardel, député caquiste de Granby et porte-parole en matière de Finances, reconnait certains bons coups du budget Leitão, mais déplore l'absence de mesures pour alléger le fardeau fiscal des Québécois.

Plusieurs mesures pour les contribuables sont attendues pour 2017 seulement, tels que l'abolition graduelle de la taxe santé. «Les contribuables ont payé un fort prix pour retrouver l'équilibre budgétaire», commenteM. Bonnardel.

Il ne croit pas que le plan de relance économique, qu'il qualifie de faible, fera une différence, notamment en matière d'investissements pour le Plan nord et pour la stratégie maritime, mais aussi pour créer des emplois - qui se trouvent actuellement en deçà des objectifs fixés en campagne électorale.

«Quand on parle de création d'emplois, on avait une promesse de 250 000 emplois sur cinq ans. Bien là, cette année, on prévoit 37 000 emplois, 36 000 l'an prochain. Il faudrait en créer76 000 dans les prochaines années pour être capable d'atteindre l'objectif, plaide-t-il. Quand j'entends la prétention [du gouvernement] d'être le parti de l'économie, son plan de relance économique, en argent neuf pour l'année en cours, ça va être 121 millions sur un budget de100 milliards.»

Bons coups

«Le retour à l'équilibre budgétaire, c'est bien. On attendait ce retour après six ans de déficit, poursuit-il au sujet des points intéressants du budget. Le 1,2% de croissance des dépenses, c'est très audacieux, on va suivre le gouvernement de très près pour atteindre cet objectif.»

Il applaudit également le crédit d'impôt à l'égard des travailleurs d'expérience pour que les personnes de plus de 60 ans restent ou reviennent au travail.

Le député souligne que l'expertise de ces travailleurs permettra d'épauler les jeunes. Ce crédit pourrait ainsi pallier un manque sur le marché du travail en raison du vieillissement de la population.

François Bonnardel ne se dit pas déçu du budget, mais il semble tout de même douter que le gouvernement réussisse à maintenir le cap.

«Depuis que je suis porte-parole aux Finances, je n'ai pas vu les libéraux atteindre leurs objectifs qui étaient budgétés depuis 2010. On a un fusil sur la tempe avec les agences de notation, on n'a pas le choix d'atteindre cet équilibre; d'un autre côté, on souhaiterait voir des revenus additionnels qui viennent de l'investissement privé, qui viennent des PME, qui ne viennent pas juste des poches des contribuables. C'est ça créer de la richesse aussi. Ce sont les Québécois qui font les frais de l'équilibre budgétaire.»

Nous n'avons pas été en mesure d'obtenir les réactions de Pierre Paradis, dont le ministère - l'Agriculture, des Pêcheries et de l'Alimentation - fait les frais du budget. 

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