Projet de quincaillerie rue Principale : pas encore prêt à démarrer

«Ça suit son cours. Ça avance doucement. Mais... (photo archives Alain Dion)

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«Ça suit son cours. Ça avance doucement. Mais il y a encore beaucoup de cordes de violon à ajuster», affirme le directeur général de la Coop des Montérégiennes, Christian Massé.

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Marie-France Létourneau
La Voix de l'Est

(Granby) Accepté sur division par le conseil municipal l'an dernier, le projet de quincaillerie de la Coop des Montérégiennes, rue Principale à Granby, tarde encore à se concrétiser. À un point tel que «ça prendrait pratiquement un tour de force» pour qu'il voie le jour en 2015, a dit hier le directeur général de la coopérative, Christian Massé.

«Ça suit son cours. Ça avance doucement. Mais il y a encore beaucoup de cordes de violon à ajuster», a commenté le DG de la coop, autrefois connue sous le nom de Coop Excel.

Selon M. Massé, la réalisation du projet, dans l'air depuis près de trois ans, est toujours tributaire d'ententes que doit conclure la Coop des Montérégiennes. À commencer par celle avec Rogers Communications, qui a une antenne sur l'ancienne meunerie. Les deux parties doivent s'entendre pour relocaliser l'antenne, car il est projeté de démolir l'imposante meunerie. Et les négociations ne sont pas faciles, glisse Christian Massé.

La Coop doit aussi discuter avec Aliments Ultima, avec qui elle cohabite dans le même quadrilatère, pour réaliser un échange de terrains. Cela vise à permettre au nouveau commerce d'avoir pignon sur la rue Principale. Actuellement, la Coop, qui exploite déjà une petite quincaillerie sous la bannière Unimat, est située à l'arrière du terrain. Elle est accessible par la rue Sainte-Thérèse.

Des tests de sol doivent notamment être faits. Et l'hiver rigoureux retarde cette étape, déplore M. Massé. «Il y a un ensemble de facteurs qu'il faut faire avancer en même temps», ajoute-t-il.

Du côté de la Ville, même si le maire a tranché en faveur du projet l'an dernier, autorisant du coup une modification de zonage, certaines étapes sont encore à compléter, a dit hier l'urbaniste Yani Authier. «Il reste à voir comment formuler le changement de zonage. Le conseil devra regarder ça», a-t-il précisé, tout en affirmant que les démarches devraient se poursuivre «au cours des prochains mois».

Division

L'an dernier, le comité consultatif d'urbanisme s'était opposé de façon unanime au projet. Les élus, eux, étaient divisés en deux clans égaux. Le maire Pascal Bonin a dû trancher. Et il l'a fait en faveur du projet. «Quand on a une opportunité commerciale, on doit la saisir, avait déclaré le maire, qui habite ce secteur de la ville. Ce n'est pas la perfection. Mais ça fait tellement d'années qu'on n'a pas eu d'investissements dans ce secteur-là. Comme résidant, je suis content de la décision».

Certains élus ont affirmé que la cour à bois et la vente au détail de produits d'horticulture, inclus dans le projet, sont incompatibles avec le secteur.

Le directeur général de la Coop des Montérégiennes tient toutefois à se faire rassurant. «Je l'ai dit l'an dernier et je le redis: on veut surprendre les citoyens. On veut placer un commerce qui ne sera pas gênant, même si c'est près du centre-ville», affirme Christian Massé.

M. Massé précise aussi ne pas vouloir «dénaturer» la vocation actuelle de la petite quincaillerie en place, axée sur le volet agricole et le service-conseils. «On n'ira pas construire une grande surface où tu cherches les commis sur le plancher», laisse-t-il tomber.

Selon les détails du projet dévoilés l'an dernier, cette nouvelle construction devrait entraîner un investissement de 3 millions$ et permettre la création de 10 nouveaux emplois. La superficie de la quincaillerie devrait être d'environ 10 000 pieds carrés.

Christian Massé a hâte que le projet puisse enfin prendre vie. Envisagé depuis 2012, il a été mis sur la glace en 2013, à la suite de la fusion de Coop Excel avec les coops de St-André d'Acton et Saint-Damase pour former la Coop des Montérégiennes, dont le siège social est à Granby. On vient de finir notre première année d'activités. On est en consolidation. La quincaillerie est un des premiers projets qu'on aimerait réaliser...», dit Christian Massé. 

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