Ménage à la Caserne des pompiers de farnham: 35 000$ en frais d'avocats

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La Ville de Farnham a dépensé 35 260,52 $ en frais juridiques pour régler des litiges avec cinq de ses pompiers, selon les factures obtenues par La Voix de l'Est.

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Michel Laliberté
Michel Laliberté
La Voix de l'Est

(Farnham) La corvée de nettoyage à la caserne des incendies de Farnham a été très onéreuse. La Ville de Farnham a déboursé 35 260,52$ en frais d'avocats pour régler les dossiers de cinq de ses pompiers.

Entre le 22 novembre 2013 et le10 décembre 2014, le cabinet Dufresne Hébert Comeau a fait parvenir 36 états de compte à la Ville de Farnham pour ses services, relèvent les copies des factures obtenues par La Voix de l'Est par l'entremise de la Loi sur l'accès à l'information.

Des cinq pompiers concernés, c'est le cas de Sylvain Morneau qui a coûté le plus cher à la Ville, soit 20 465, 86$. L'ancien directeur du service des incendies a été congédié en août 2014. La Ville lui reprochait des manquements à son «rôle», «ses devoirs» et «ses responsabilités».

Les deux parties ont accepté une entente hors cours cet hiver pour mettre un terme au litige. Les détails de l'entente n'ont pas été dévoilés.

L'autre dossier ayant donné beaucoup d'ouvrage à la firme montréalaise est celui de Sébastien Groulx. Le pompier a été congédié en décembre 2013 au terme d'une enquête de la direction générale de la Ville qui a déterminé qu'il avait fait un faux appel d'incendie le15 juin 2010. Les pompiers de Farnham, qui étaient alors sans contrat de travail, exerçaient alors des moyens de pression. La sortie des pompiers pour répondre à cet appel avait coûté 1050$ à la Ville.

Les frais judiciaires engagés par la Ville dans le cas de M. Groulx s'élèvent à 10 403,39$.

M. Groulx a plaidé coupable le 13 février à une accusation d'avoir transmis de faux renseignements dans le but de nuire. Il connaîtra sa sentence le 28 mai.

Les frais engagés par la Ville pour se défendre contre Pascal Lapointe ont coûté 788,59$. M. Lapointe a été congédié en décembre 2013 parce qu'il aurait menacé et intimidé des collègues pompiers, selon l'enquête interne de la direction générale.

Une entente hors cours est survenue en février entre les deux parties. Les détails n'ont pas été dévoilés, à l'exception de la résolution du conseil confirmant le congédiement de M. Lapointe a été changée pour stipuler qu'il a démissionné.

Réintégrer le service

Des cinq pompiers visés par les interventions de la Ville, seulement Claude Benjamin et Jean Quintin ont depuis réintégré leur poste. Ils avaient été suspendus en octobre 2013 à la suite de la même enquête de la direction générale. Elle leur reprochait des comportements agressifs envers les autres pompiers. Les autorités municipales ont par la suite revu leurs conclusions, affirmant que les deux sapeurs n'avaient rien à se reprocher.

Cette volte-face de la Ville à l'égard de MM. Benjamin et Quintin faisait suite à des procédures de griefs du syndicat des pompiers. Dans le cas de M. Quintin, la Ville a engagé des frais de 235,23$. Les frais juridiques par la Ville dans le dossier de M. Benjamin se sont toutefois élevés à 3367,45$.

Les deux pompiers ont obtenu une compensation monétaire de la Ville pour les appels au feu qu'ils ont raté durant leur suspension de quelques semaines. Le pompier Quintin a reçu 800$ en compensation, M. Benjamin 1000$. Il a remis cet argent à la Fondation des pompiers du Québec pour les grands brûlés.

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