Entrée en vigueur de la loi 10 : «Voir ce qu'on a construit s'effriter, c'est triste»

Le directeur général par intérim du CSSSHY, Rémi... (photo Janick Marois)

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Le directeur général par intérim du CSSSHY, Rémi Brassard, en point de presse, hier. Alors que le compte à rebours avant le jour J tire à sa fin, l'incertitude est bien palpable.

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Jean-François Guillet
La Voix de l'Est

(Granby) C'est avec le vague à l'âme que les dirigeants du CSSS de la Haute-Yamaska amorcent la dernière ligne droite avant la dissolution de leur organisation, le 1er avril. À moins d'une semaine du transfert des pouvoirs au Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux (CIUSSS) de l'Estrie, les bases de la superstructure demeurent floues.

L'équipe du Centre de santé et des services sociaux de la Haute-Yamaska (CSSSHY), à commencer par son directeur général par intérim, Rémi Brassard, est dans le quasi-néant depuis l'annonce de la réforme du réseau de la santé. Alors que le compte à rebours avant le jour J tire à sa fin, l'incertitude est bien palpable.

«Le plus gros inconnu que l'on a, c'est la nouvelle structure. Le 27 mars, les nouveaux PDG devraient avoir le cahier de charges à l'intérieur duquel on va retrouver, notamment, les ratios d'encadrement qui seront les balises pour le futur. En ce moment, on n'a pas d'autres informations», a déploré hier en point de presse M. Brassard.

Encore plus déstabilisant pour le personnel tenu dans la noirceur: aucun calendrier précis n'a été établi jusqu'ici pour assurer la transition, a souligné celui qui tient actuellement les rênes du CSSSHY. «On pense qu'à partir du 1er avril, l'organigramme devrait sortir tranquillement. À partir des cases qui vont se libérer, on va voir s'il y a quelque chose d'intéressant pour nous. C'est préoccupant», a-t-il concédé.

Coupures

La restructuration ne se fera évidemment pas sans heurts. Au CSSSHY, 39 postes de cadres seront abolis sur un total de 79, soit deux «hors cadres», 10 cadres supérieurs et 27 ressources intermédiaires. De quoi donner le vertige. «Voir ce qu'on a construit s'effriter, c'est triste. On a bâti une équipe. On a presque changé le comité de direction au complet au cours des trois dernières années», a laissé tomber Rémi Brassard. Par contre, aucun cadre clinique ne sera touché par les mesures d'austérité.

«Ce qui est regrettable avec la réforme, c'est la perte d'expertise. Voir des dossiers que l'on a menés tomber, sans savoir si ça va être repris, c'est dommage, mais il faut faire avec», a poursuivi le directeur des communications au CSSSHY, Denis Dubé.

Ce dernier a par ailleurs annoncé officiellement, hier, qu'il quittera ses fonctions le 31 mars. Il reprendra du service en tant que directeur des relations médias pour la Banque Royale à l'échelle provinciale.

De son côté, le directeur général du CSSSHY (qui assure l'intérim au CSSS Alphonse-Desjardins), Yves Fortin, entend renoncer à un nouveau poste au sein du réseau de la santé pour prendre sa retraite.

 

Enjeux

Dès qu'ils ont su officiellement que le CSSSHY allait entrer dans le giron de l'Estrie, les dirigeants de l'organisation ont tablé sur les besoins de leur clientèle pour «éviter que personne ne tombe entre deux chaises», a indiqué M. Dubé.

De son côté, M. Brassard s'est dit persuadé que les soins «de proximité et de qualité» seront maintenus pour l'ensemble des usagers du nouveau réseau estrien. «Amorcer une réflexion sur ce que sont nos enjeux dans un grand CIUSSS de ce type-là, c'est stimulant. Au moins, ça nous projette dans le futur. Ce qui est aussi intéressant, c'est de nous joindre à une équipe qui a un volet enseignement et recherche (CHUS), a noté M. Brassard. Ça dynamise une organisation.»

D'ailleurs, un des points majeurs pour conserver un service de qualité à la population d'ici consiste à maintenir les ponts avec des organismes montérégiens. Le centre jeunesse de la Montérégie, le Centre de réadaptation en déficience intellectuelle et en troubles envahissants du développement (CRDI) de la Montérégie-Est et le centre montérégien de réadaptation (CMR) ne sont que quelques exemples.

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