CPE Le Colibri : Pierre Paradis craint pour la sécurité des enfants

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«C'est certainement une structure à risque en cas de feu», soutient le député Pierre Paradis concernant la bâtisse qui abrite le CPE Le Colibri à Farnham. «Regardez l'édifice. C'est évident. Ça parle de lui-même: il y a plein de risques. C'est dangereux. Ça me préoccupe.»

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Michel Laliberté
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La Voix de l'Est

(Farnham) Pierre Paradis craint pour la sécurité des 57 enfants qui fréquentent le Centre de la petite enfance Le Colibri, à Farnham. L'édifice centenaire n'est pas adéquat pour ce type d'activité, soutient le député de Brome-Missisquoi et ministre de l'Agriculture.

«C'est certainement une structure à risque en cas de feu», soutient M. Paradis. «Regardez l'édifice. C'est évident. Ça parle de lui-même: il y a plein de risques. C'est dangereux. Ça me préoccupe», a-t-il affirmé hier en entrevue à La Voix de l'Est.

M. Paradis répond sans hésiter quand on lui demande s'il enverrait ses petits-enfants dans ce CPE. «Non. Absolument pas.»

Le conseil d'administration du CPE est bien au fait des problèmes de sécurité de sa bâtisse au centre-ville de Farnham. Inquiet, le service des incendies de la Ville a demandé à la Régie du bâtiment du Québec (RBQ) d'inspecter les lieux. La RBQ presse les dirigeants d'entreprendre des travaux majeurs de rénovation: élargissement de la cage d'escalier, nouveau revêtement de briques, remplacement des fenêtres et de la porte d'entrée et installation d'un système de ventilation. De l'eau s'infiltre aussi au sous-sol.

Toutefois, la direction du CPE estime que l'ampleur des améliorations à apporter, en plus des possibles surprises et imprévus - de l'amiante se trouverait dans certains murs - et de la relocalisation temporaire du CPE dans d'autres locaux pour la période des travaux, est telle qu'un nouvel édifice est nécessaire. Elle demande au ministère de la Famille de débloquer des subventions pour le construire. Un tel projet coûterait environ 950 000$, selon la direction.

Du côté du ministère de la Famille, on propose plutôt la rénovation de l'édifice situé au 404 de la rue de L'Hôtel-de-Ville. Une porte-parole a parlé d'une «utilisation plus appropriée des deniers publics». Ses estimations font état de dépenses de 527 654$ pour les travaux de rénovation.

Bâtisse dangereuse

Rénover la bâtisse ne changera pas le fait qu'elle demeurera dangereuse en cas d'incendie, selon M. Paradis. Les deux salles où se trouvent les enfants de moins de 18 mois se trouveront toujours au premier étage, signale-t-il. «Je ne suis pas architecte, mais je vois mal comment des travaux de rénovation rendront la bâtisse plus sécuritaire pour les enfants. Ça prendrait des modifications majeures. Est-ce que c'est faisable? Et si oui, à quel coût?», s'interroge-t-il.

Le député a discuté des problèmes du CPE Le Colibri avec la ministre Francine Charbonneau. Il entend aborder à nouveau la question avec sa collègue bientôt. «Elle a une oreille attentive», a-t-il dit.

Pour M. Paradis, la solution est tout indiquée. «La règle du gros bon sens me dit qu'il faut s'en aller ailleurs, qu'il faut un nouveau CPE. On est dans une période où il faut faire attention aux finances publiques, où on doit gérer le budget de façon serrée. Mais la sécurité des enfants doit être notre priorité. Il n'y a pas de compromis à faire là-dessus», a-t-il dit.

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