Vote de grève au cégep de Granby

«Il y a des personnes extrêmement mobilisées et... (photo Alain Dion)

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«Il y a des personnes extrêmement mobilisées et d'autres non, affirme le président de l'association étudiante du cégep de Granby, Louis-Éric Charlebois. C'est assez partagé.»

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Pascal Faucher
Pascal Faucher
La Voix de l'Est

(Granby) Les mesures d'austérité déplaisent aussi au cégep de Granby. Assez, en tous cas, pour inciter l'association étudiante à tenir un vote de grève d'une journée.

Le scrutin aura lieu lors d'une assemblée générale extraordinaire qui se tiendra le mercredi 25 mars, à 12h45, et à laquelle tous les élèves sont conviés. Le principal point à l'ordre du jour sera la proposition d'une journée de débrayage, le 2 avril, afin de participer à la manifestation nationale contre l'austérité à Montréal.

Hormis le climat ambiant, l'association étudiante a pris cette initiative à la lumière de deux résultats. D'abord, un sondage envoyé par courriel aux étudiants a fait ressortir qu'une majorité d'entre eux était contre les mesures d'austérité du gouvernement Couillard. Ensuite, un comité contre ces mêmes mesures a récolté, depuis quelques semaines, une centaine de signatures pour la tenue d'une assemblée à ce sujet.

«Il y a des personnes extrêmement mobilisées et d'autres non. C'est assez partagé, indique le président de l'association étudiante, Louis-Éric Charlebois. On est loin des grandes villes ici, et le mot "grève" fait peur.» Si le débrayage est accepté, la direction du cégep se doit de le respecter, précise-t-il.

M. Charlebois n'a pas voulu faire de pronostic sur l'issue du vote, mais soutient qu'avec le désistement des grandes centrales syndicales, la partie est loin d'être gagnée pour les tenants de la grève, ne serait-ce que pour une journée. Quant à l'association étudiante, elle reste officiellement neutre, bien que certains de ses membres se soient impliqués dans le Comité contre les mesures d'austérité.

Acquis

Son président ménage lui aussi la chèvre et le chou. «On comprend pourquoi les mesures d'austérité sont utiles à la société, dit-il. On veut atteindre le déficit zéro. Mais nous avons des acquis au Québec et ce serait bien de ne pas les perdre.» Il donne en exemple les coupes en éducation qui ont forcé les cégeps à augmenter la facture des étudiants.

«S'il n'y avait pas de gaspillage, il y aurait de l'argent pour tout le monde, croit de son côté Alain Breault, employé permanent de l'association et président d'élection. La grève, c'est pour toute la population, aussi.»

Les élèves devront présenter leur carte étudiante afin d'assister à l'assemblée dans l'auditorium du cégep, mercredi prochain. Comme le veut la procédure établie depuis 2013, le vote se fera de façon secrète et non à main levée.

Les billets de vote seront récoltés à la fin de l'assemblée et un quorum de 4% des élèves de l'établissement, soit 80 personnes, est exigé pour que le scrutin soit valide.

Advenant un rejet de la grève, l'association étudiante demandera l'autorisation de noliser un autobus quand même afin de permettre aux élèves qui n'auront pas de cours, le 2 avril, de se rendre dans la métropole. L'élection de deux membres de l'association est aussi à l'ordre du jour.

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