Sécurité incendie en milieu agricole

Mieux vaut prévenir que rebâtir

Depuis l'an dernier, la MRC de Rouville compile... (photo archives La Voix de l'Est)

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Depuis l'an dernier, la MRC de Rouville compile des statistiques sur ses interventions dans des propriétés agricoles.

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<p>Marie-Ève Martel</p>
Marie-Ève Martel
La Voix de l'Est

Pour un producteur agricole, l'incendie d'un ou de plusieurs de ses bâtiments peut représenter des pertes de milliers, voire de millions de dollars. Dans certains cas, les sinistres peuvent être évités. C'est pourquoi les différents services des incendies de la MRC de Rouville, appuyés par le syndicat Rouville de l'Union des producteurs agricoles du Québec, convient les propriétaires à trois séances d'information sur le sujet, la semaine prochaine.

«Du moment qu'il y a un incendie, les trois quarts du temps, on parle de pertes majeures, affirme le coordonnateur incendie et chef de division prévention de la MRC, Étienne Chassé. Et les dommages peuvent toucher tout le monde, pas seulement le producteur. Les employés, les assurances, la municipalité. Tout le monde paie au bout du compte.»

Depuis l'an dernier, la MRC de Rouville compile des statistiques sur ses interventions dans des propriétés agricoles. Les incendies d'origine électrique sont les plus fréquents sur le territoire, indique M. Chassé. La deuxième cause en liste est une mauvaise utilisation des équipements. Depuis deux ans, on remarque néanmoins une diminution du nombre d'incendies en milieu agricole sur le territoire de la MRC, fait savoir celui qui est également à la tête des pompiers de Saint-Césaire.

C'est la deuxième année que les pompiers proposent de telles rencontres, où sont abordés notamment le schéma de couverture de risque en sécurité incendie de la MRC, la réglementation, la protection du patrimoine, la sécurité générale des bâtiments, les systèmes électriques agricoles de même que la diminution des risques d'incendie et, incidemment, des pertes matérielles en milieu agricole.

«C'est surtout l'explication des causes des incendies qui suscite beaucoup d'interrogations», note le coordonnateur.

Collaboration

Comme on dénombre environ 500 fermes sur le territoire de la MRC, celles-ci sont inspectées environ tous les cinq ans; c'est donc dire que 20% des bâtiments agricoles reçoivent chaque année la visite des pompiers. Ces inspections ont généralement lieu en hiver, une période moins occupée pour les producteurs agricoles.

Les séances visent à sensibiliser les propriétaires de bâtiments agricoles à la prévention, une opération parfois mal perçue par certains. «Plusieurs sont réticents à ce qu'on [ndlr: les préventionnistes] vienne les visiter, car ils croient qu'on va exiger beaucoup d'eux pour qu'ils soient conformes. Parfois, on ne recommande que quelques petites choses et on peut leur donner des plans de corrections pouvant s'échelonner sur quelques années. Notre rôle est de les aider à protéger leur patrimoine et leurs biens. On travaille avec les producteurs, pour eux», explique M. Chassé.

Les rencontres auront lieu à 19 h 30, les mardi 24, mercredi 25 et jeudi 26 mars prochains, respectivement au Bureau touristique de Richelieu, à l'hôtel de ville de Rougemont et à l'hôtel de ville d'Ange-Gardien. Des pompiers préventionnistes des différentes municipalités de la MRC seront sur place pour répondre aux questions des participants.

Il est possible de s'inscrire ou d'obtenir plus d'information auprès de M. Chassé, qu'on peut joindre au (450) 460-2127, poste 230, ou par courriel à echasse@mrcrouville.qc.ca.

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