Contraventions émises par le MAPAQ: un bon bilan, somme toute, dans la région

Les inspections en abattoir sont quotidiennes et supervisées... (photo archives La Voix de l'Est)

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Les inspections en abattoir sont quotidiennes et supervisées en tout temps par un vétérinaire se trouvant sur place.

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<p>Marie-Ève Martel</p>
Marie-Ève Martel
La Voix de l'Est

En 2014, le ministère de l'Agriculture, des Pêcheries et de l'Alimentation du Québec (MAPAQ) a émis pour près de 35 000$ d'amendes à des entreprises se trouvant sur le territoire de La Voix de l'Est. En effet, 27 restaurants, fermes ou autres entreprises du secteur agroalimentaire se sont partagé 34 827$ en constats d'infraction. Même si ces statistiques peuvent en faire sourciller plus d'un, il n'y a rien d'alarmant, nous rassure le Ministère.

Pour l'ensemble de la Montérégie, la somme des amendes émises l'an dernier atteint 192 530$. De celle-ci, 109 000$ ont été récoltés auprès de 129 restaurants de la région. Ce n'est pas si mal, compte tenu qu'en Montérégie et en Estrie, 9701 inspections ont été effectuées au cours de 2014.

«La situation n'est pas pire dans la région qu'ailleurs, indique Johanne Minville, conseillère en salubrité des aliments pour le Ministère. La majorité des cas démontre qu'il y a de bonnes pratiques en matière de salubrité.»

C'est pour favoriser l'amélioration des pratiques, bien plus que dans un but coercitif, que des amendes et des constats d'infraction sont remis aux exploitants d'entreprises agroalimentaires. «Notre objectif est une bonne gestion du risque. Souvent, les établissements n'ont qu'une seule condamnation; les récidives sont plutôt rares», explique Mme Minville, en précisant que les mécanismes de poursuite ne s'enclenchent que lorsque l'entreprise tarde à mettre en application les correctifs demandés. L'inspecteur peut également ordonner à l'exploitant de fermer ses portes pour cinq jours, qui peuvent être prolongés jusqu'à 30, selon la loi et si la situation l'oblige.

Le permis peut aussi être suspendu ou annulé, indique le Ministère.

D'ailleurs, les récidives ne comptaient que pour 11,1% de toutes les condamnations enregistrées l'an dernier.

Charge de risque

Le MAPAQ déploie 44 inspecteurs et huit vétérinaires pour inspecter les régions de la Montérégie et de l'Estrie. Un nombre déterminé par la quantité d'établissements - restaurants, détaillants, usines de transformation, fermes laitières et abattoirs - à visiter, à l'exception des entreprises qui exportent des produits alimentaires, prises en charge par l'Agence canadienne d'inspection des aliments.

Les inspections sont basées sur la «charge de risque», explique Mme Minville, qui représente un pointage associé à des critères déterminés par le Ministère. «Plus la charge de risque est élevée, plus la fréquence des inspections, qui se déroulent toujours à l'improviste, est élevée elle aussi», note-t-elle.

Ainsi, un établissement présentant un risque élevé de récidive quant à la salubrité pourrait être revisité tous les trois mois, alors qu'une entreprise dont les risques sont les plus faibles pourrait accueillir un inspecteur seulement tous les trois ans.

Outre un calendrier d'inspections produit par une base de données évaluant la charge de risque, les visites peuvent avoir lieu à la suite d'une plainte formulée par un consommateur ou d'une déclaration d'intoxication alimentaire, dans le cadre d'un suivi ou de programmes de prélèvements, de même que dans le cadre d'une enquête. Les inspections en abattoir sont, pour leur part, quotidiennes et supervisées en tout temps par un vétérinaire se trouvant sur place. «On parle ici d'inspections permanentes, avec un horaire connu», ajoute Mme Minville.

La plupart des infractions recensées sur le site internet du ministère constituent des manquements aux normes en matière de salubrité, tant sur l'état des lieux ou de la part d'employés. Elles concernent l'hygiène et la salubrité des lieux, une température et une conservation des aliments inadéquates, une tenue vestimentaire inappropriée, des opérations effectuées sans permis ou des méthodes de travail non conformes aux normes.

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