La 3e présumée victime de Jean Boissonneault témoigne

Jean Boissonneault, 31 ans, doit répondre d'accusations d'agression... (photo La Voix de l'Est)

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Jean Boissonneault, 31 ans, doit répondre d'accusations d'agression sexuelle sur quatre mineures.

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Pascal Faucher
Pascal Faucher
La Voix de l'Est

(Granby) Autre présumée victime, même modus operandi invoqué. La troisième plaignante au procès de Jean Boissonneault, accusé d'agression sexuelle sur quatre mineures de son entourage, aurait elle aussi été abusée alors qu'elle dormait chez le remorqueur et coureur automobile, en 2003.

Elle avait alors 17 ans. Selon son témoignage, l'événement est survenu peu après les Fêtes. Comme pour la deuxième plaignante, l'accusé serait entré dans la pièce et se serait approché d'elle.

«Je me suis réveillée parce que je sentais qu'on jouait après moi, après mon vagin, a-t-elle indiqué au tribunal, hier. Avec sa main gauche, il se masturbait. J'ai figé, je me posais beaucoup de questions. Pourquoi il fait ça, Jean?»

Elle a déclaré avoir fait semblant de continuer à dormir. Le lendemain, elle n'aurait rien dit pour ne pas blesser la conjointe de l'accusée, avec qui elle est proche et qui, à l'époque, était enceinte. «Je ne voulais rien briser», a-t-elle dit en réponse aux questions de Me Karim AinMelk, du ministère public.

L'accusé aurait fait d'autres incursions nocturnes dans sa chambre par la suite, mais il repartait, car elle s'éveillait.

Tristesse

La jeune femme a fondu en larmes à quelques reprises durant son témoignage. Notamment en évoquant les enfants de l'accusé, qu'elle affectionne, et les parents de M. Boissonneault, qu'elle appréciait tout autant. «Je sais qu'ils m'haïssent aujourd'hui, a-t-elle dit, en pleurs. Je veux juste leur dire que ça [sa plainte] n'est pas contre eux.»

Bizarrement, elle est retournée vivre chez M. Boissonneault et sa conjointe quelques mois plus tard, à la demande de celle-ci. Durant cette période, l'accusé l'aurait filmée alors qu'elle sortait de la douche. Lorsqu'elle l'a surpris, il se serait enfui.

Encore une fois, la jeune femme a dit ne pas avoir parlé de cet incident avant plusieurs années. Elle s'est confiée à l'ex-conjointe de M. Boissonneault après que le couple se soit séparé, en 2009. «C'était pour faire une bonne action et lui empêcher d'avoir de la peine», a-t-elle mentionné.

Insistance

Pourquoi est-elle allée rester trois ans chez son agresseur allégué, après le premier geste reproché? a demandé Me Roger Paquin, à la défense. L'ex-conjointe de Jean Boissonneault le lui avait demandé «pour l'aider avec les enfants», a expliqué le témoin. Elle a ajouté qu'aucun autre geste déplacé n'a eu lieu après l'épisode de la douche.

Me Paquin lui a demandé si l'ex-conjointe de l'accusé avait insisté pour qu'elle porte plainte à la police. La jeune femme a admis que de raconter son histoire aux autorités ne lui plaisait guère, mais qu'elle s'y est résolue, à nouveau, «pour le bien des enfants».

A-t-elle parlé des gestes reprochés avec les autres présumées victimes avant de faire sa dénonciation? La plaignante a répondu s'en être tenu au strict minimum. Elle a aussi dit ne pas avoir remarqué de différence de comportement chez les autres filles après les gestes dont elles auraient été victimes.

La quatrième et dernière présumée victime de Jean Boissonneault doit témoigner lorsque le procès reprendra, en mai. La Couronne aura aussi deux autres témoins à faire entendre, puis la défense présentera sa preuve. L'accusé de 31 ans reste en liberté sous conditions entre-temps.

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