Procès de Jean Boissonneault: une victime alléguée de 8 ans

Jean Boissonneault est accusé d'agressions sexuelles sur quatre... (photo La Voix de l'Est)

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Jean Boissonneault est accusé d'agressions sexuelles sur quatre mineures. On le voit ici à son arrivée au tribunal, jeudi.

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Pascal Faucher
Pascal Faucher
La Voix de l'Est

(Granby) La deuxième présumée victime de Jean Boissonneault n'avait que huit ans lorsque le remorqueur et coureur automobile l'aurait agressée sexuellement.

Selon le témoignage de la jeune femme aujourd'hui âgée de 20  ans, le crime aurait eu lieu, à nouveau, dans la résidence de l'accusé.

La fillette avait été invitée à rester pendant une semaine chez M. Boissonneault et sa conjointe de l'époque. Elle n'y a dormi que deux nuits.

Durant la première, l'accusé serait entré dans la pièce où elle sommeillait pour regarder de la porno à l'ordinateur. Il se serait ensuite agenouillé au pied du divan où elle était étendue, aurait remonté la couverture avant de se livrer à des attouchements.

«J'étais sous le choc, a déclaré la plaignante devant le tribunal, hier, au deuxième jour du procès. Je ne voulais pas sortir de la chambre, j'avais trop peur.»

Le même manège se serait reproduit la nuit suivante, a-t-elle indiqué en répondant aux questions de Me Karim AinMelk, de la Couronne. Le lendemain, elle repartait chez ses parents.

Pendant les mois qui ont suivi, elle a dit s'être sentie plus agressive et avoir dû prendre des médicaments.

Ambiguïtés

En contre-interrogatoire, Me  Roger Paquin a souligné que la plaignante n'avait fait mention que d'un seul événement lors de sa première déposition à la police.

Les gestes reprochés lors de la deuxième nuit n'ont été rapportés qu'à la faveur d'une deuxième déclaration, neuf mois plus tard.

Il lui a aussi demandé pourquoi elle n'en a parlé à personne pendant des semaines et gardé un comportement somme toute normal pendant les jours qui ont suivi. «T'as pas le goût d'en parler», a expliqué la jeune femme.

La défense l'a questionnée sur l'aménagement de la pièce où auraient eu lieu les infractions, ce qu'elle portait et comment son agresseur allégué s'était placé.

Les souvenirs de la plaignante sont très flous à de nombreux égards.

Finalement, Me Paquin a laissé entendre, par ses questions, que l'ex-conjointe de M. Boissonneault aurait voulu échafauder de fausses accusations afin de lui nuire.

Prolongation

L'homme de 31 ans de Granby doit répondre d'accusations d'agressions sexuelles envers quatre mineures de son entourage.

Toutes avaient moins de 13  ans au moment des faits reprochés. L'accusé a plaidé non coupable.

Une première plaignante a affirmé, mercredi, qu'elle et l'accusé avaient eu des relations sexuelles alors qu'elle avait 12 ans et lui, 25  ans.

Les audiences se poursuivent aujourd'hui au palais de justice de Granby. Comme seuls trois jours d'audiences avaient été réservés et que deux témoins de la Couronne ont été entendus sur six, les parties ont convenu hier que d'autres dates seront nécessaires pour terminer le procès.

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