Avenir incertain pour les employés du CLD Haute-Yamaska

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«On avait un CLD qui était dans les plus performants au Québec au niveau des répercussions sur le territoire et au niveau des attentes gouvernementales et des implications régionales», commente René Beauregard, au lendemain de la décision de fermer le CLD Haute-Yamaska le 30 juin.

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<p>Cynthia Laflamme</p>
Cynthia Laflamme
La Voix de l'Est

(Granby) En attendant la disparition du CLD Haute-Yamaska, le 30 juin prochain, la MRC Haute-Yamaska étudiera ce qui pourra être conservé et quels seront les nouveaux enjeux.

«C'est ma perception à moi, si tu me demandes combien d'employés on devrait garder, tout ce qu'on fait présentement au CLD devrait être conservé, croit le président de l'organisme, René Beauregard, questionné à ce sujet. Tout ce qu'on fait présentement a eu un impact sur le milieu jusqu'à aujourd'hui et devrait continuer d'être là.»

Le nombre d'employés qui conserveront leur emploi est toujours indéterminé. Le tout dépendra de la loi 28.

«On a des employés de très grande qualité et le danger qu'on coure en faisant ce qu'on a fait, c'est que ces personnes-là, qui sont super qualifiées, soient sollicitées ailleurs et qu'on perde cette expertise. Le plus vite possible, il faut être capable de se revirer de bord et déterminer ce qu'on veut réellement à partir d'aujourd'hui.»

Le projet de loi 28 déterminera les obligations des MRC en lien avec le développement entrepreneurial, rôle que tient actuellement le CLD.

Il est également possible que la MRC se retrouve avec les charges du conseil régional des élus (CRÉ).

«C'est pour ça qu'on avait maintenu le CLD en fonction et qu'on voulait continuer d'aller de l'avant, de conserver cette entité-là, sachant pertinemment que ça pouvait moduler et changer de nom», explique M. Beauregard.

Pallier le manque

Il est possible qu'une offre de services provienne de l'extérieur, ajoute-t-il, pour répondre aux besoins.

Ou il faudra pallier le manque autrement.

Le préfet de la MRC, Pascal Russell, laissait entendre, mercredi, que la MRC pourrait rapatrier le Pacte rural et la Ville de Granby pourrait être responsable, par exemple, du développement économique et du tourisme.

CLD performant

Lorsqu'ils ont appris la nouvelle de l'abolition des CLD par le gouvernement Couillard, les huit employés de la Haute-Yamaska se sont relevé les manches.

«Depuis le mois de novembre 2014, l'équipe a pris les moyens nécessaires pour réviser complètement son offre de services, de façon à respecter le cadre financier imposé à la suite de la signature du Pacte fiscal. Malgré une compression de plus de 320  000$ à son budget, l'équipe du CLD a été en mesure de structurer, en très peu de temps, une offre pertinente afin de répondre aux besoins des entrepreneurs de La Haute-Yamaska, et ce, sans augmentation de la quotepart des municipalités locales», écrit le directeur général du CLD Guy Coulombe, par voie de communiqué.

Il y indique que les employés ont appris avec tristesse la nouvelle hier.

«On avait un CLD qui était dans les plus performants au Québec au niveau des répercussions sur le territoire et au niveau des attentes gouvernementales et des implications régionales», commente M. Beauregard.

L'équipe a fait de l'accompagnement technique pour 127 entreprises en 2014, dont 51 étaient financées.

L'argent injecté a permis des investissements de 8,5 M$ dans le milieu.

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