Les nids-de-poule de retour : des secteurs épargnés... cette année

Le colmatage des nids-de-poule est à l'ordre du... (photo Alain Dion)

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Le colmatage des nids-de-poule est à l'ordre du jour des employés des travaux publics. Hier, ils s'activaient rue Mountain, lors du passage de La Voix de l'Est.

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Marie-France Létourneau
La Voix de l'Est

(Granby) Le retour du temps doux est accueilli avec bonheur, mais il est accompagné de l'inévitable apparition des nids-de-poule. Certaines artères de la ville de Granby sont toutefois épargnées par cette éclosion printanière, car elles ont fait l'objet d'une importante opération de rapiéçage mécanisé l'été dernier.

«Ça fonctionne dans les rues où on a fait du rapiéçage mécanisé. On a éliminé de 95 à 99% des trous», a confirmé hier le directeur des travaux publics, Sylvain Flibotte.

La solution n'a toutefois rien de miraculeux. «Le rapiéçage mécanisé repousse les travaux de deux, trois ans. Il y a toujours de l'entretien à faire», précise M. Flibotte. «Tout ce qu'on a fait l'année dernière va nous permettre de nous concentrer ailleurs», a pour sa part fait valoir le maire Pascal Bonin.

L'été dernier, une vingtaine de kilomètres d'artères et de collectrices ont fait l'objet de rapiéçage mécanisé. Des segments des boulevards Leclerc et Industriel, de même que des rues Simonds Sud, Denison Ouest, Principale, Saint-Jude, Le Corbusier et du 9e rang Ouest, entre autres, ont été retouchés.

Cette technique, peu utilisée au cours des dernières années, diffère du resurfaçage. «Le rapiéçage mécanisé vise à sceller le pavage pour arrêter la formation de nids-de-poule. Une mince couche d'asphalte (d'une épaisseur d'un demi à trois quarts de pouce) est appliquée là où il y a un fort débit de circulation. C'est la meilleure solution pour empêcher l'eau de rentrer», avait expliqué Sylvain Flibotte l'été dernier. Les nids-de-poule se forment, en période de gel et de dégel, lorsque l'eau s'infiltre sous la chaussée.

A contrario, le resurfaçage des rues se traduit par l'application d'une couche d'asphalte d'une épaisseur d'environ «un pouce et demi». «Pour le resurfaçage, on met de l'asphalte pleine largeur et on en met plus épais. Ça dure plus longtemps. Mais l'utilité n'est pas la même. Le rapiéçage mécanisé vise à sceller la chaussée fissurée», souligne Pascal Bonin.

L'été dernier, quelque 650 000$ ont été investis dans le rapiéçage mécanisé. La même somme devrait y être accordée en 2015. «La stratégie fonctionne», estime le maire.

À pied d'oeuvre

Mais tout cela n'empêche pas les nids-de-poule d'être bien présents partout ailleurs sur le territoire. Le colmatage des trous est par conséquent à l'ordre du jour des employés des travaux publics, selon Sylvain Flibotte.

La routine printanière a ainsi repris. Un contremaître sillonne quotidiennement les rues de la ville pour noter l'emplacement des trous à remplir. Au moins deux équipes de trois personnes sont à l'oeuvre avec pelle et asphalte froid pour faire disparaître les nids-de-poule, et ce, 16 heures par jour. Hier matin, ils s'activaient rue Mountain.

Le soir et la nuit, s'il n'y a pas d'autres travaux plus urgents, un plus grand nombre d'équipes peut être mis à profit, souligne M. Flibotte.

«On demande aux citoyens d'avoir une certaine patience. Il y a plus d'autos sur les routes. L'hiver a été très dur. Aujourd'hui (hier), il fait 11 degrés et ça va geler encore cette semaine. Toutes les conditions sont réunies pour qu'on ait une grosse saison de nids-de-poule», dit le maire.

CAA Québec recommande par ailleurs d'adapter notre conduite à la présence des trous dans la chaussée. Il est conseillé de ne pas freiner dans un nid-de-poule. «Une roue bloquée subira toujours plus de dommages qu'une roue en mouvement. S'il est impossible d'éviter un trou dans la chaussée, mieux vaut relâcher la pédale de frein avant l'impact», fait valoir le club d'automobilistes sur son site web.

Aussi, les pneus doivent être convenablement gonflés pour réduire le risque de dommages. «Un pneu trop gonflé risque davantage de voir sa structure endommagée, tandis qu'un pneu trop mou peut amener la roue à plier ou à se briser», rappelle CAA-Québec.

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