Commissions scolaires : en mode compressions

Le président de Val-des-Cerfs, Paul Sarrazin, confirme qu'«on... (photo Julie Catudal)

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Le président de Val-des-Cerfs, Paul Sarrazin, confirme qu'«on retourne chaque pierre, chaque recoin, tout en cherchant à minimiser les impacts sur les élèves et les citoyens».

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Pascal Faucher
Pascal Faucher
La Voix de l'Est

(Granby) Les commissions scolaires refusent d'attendre d'autres coupes avant de sabrer leurs services. Elles examinent elles-mêmes où elles peuvent économiser, et rien n'est écarté.

«On retourne chaque pierre, chaque recoin, tout en cherchant à minimiser les impacts sur les élèves et les citoyens», indique le président de Val-des-Cerfs, Paul Sarrazin.

À la commission scolaire de Brome-Missisquoi et de la Haute-Yamaska, une soixantaine d'heures de travail ont déjà été consacrées à cette tâche. Les directions d'établissements ont été rencontrées. M. Sarrazin n'est pas prêt à dévoiler ce qui est sur la table, mais signale que «tout est envisagé», sauf une hausse de la taxe scolaire «pour l'instant».

«On a des pistes de solution. Quand on sera prêts, on les fera savoir», dit le président. Il ne s'agit pas d'un exercice agréable, précise-t-il, d'autant plus que des négociations s'amorcent avec les enseignants. «On vise le déficit zéro, on n'a pas le choix. L'équilibre financier doit être atteint pour 2015-2016.»

Le prochain budget de Val-des-Cerfs doit être adopté le 27 mars, mais un report est possible. «On veut être certains de bien faire ça», dit Paul Sarrazin. Une consultation publique est envisagée, mais pas assurée.

Efficience

Un peu plus à l'ouest, la commission scolaire des Hautes-Rivières a pour sa part déjà annoncé qu'elle soumettra son «plan d'optimisation» aux citoyens. Les dates n'ont pas été arrêtées, mais ce ne sera «pas avant l'automne», dit la présidente Andrée Bouchard. Ses pistes de solution: une utilisation «plus efficiente» des enseignants, du personnel de soutien, du transport scolaire et des immeubles.

Elle fait remarquer que des écoles sont à moitié vides alors que d'autres débordent, que les horaires pourraient être harmonisés et le personnel de soutien, regroupé. Les classes spécialisées, comme les programmes d'études internationales, pourraient aussi être diminuées.

«Je ne dis pas qu'il faut en fermer, mais c'est une possibilité», dit Mme Bouchard. La commission scolaire doit aussi composer avec une décroissance du nombre d'élèves. L'analyse est nécessaire «si on veut préserver notre personnel, aussi».

«Il faut trouver d'autres façons de faire. On aime mieux décider nous-mêmes où faire les travaux plutôt que de se les faire imposer par le gouvernement.»

L'équilibre budgétaire demeure un défi à des Hautes-Rivières, même si la commission scolaire a pu éponger les déficits des dernières années avec ses surplus. «On a plus de dépenses que de surplus, maintenant», dit la présidente, précisant que ses coûts administratifs, comme à Val-des-Cerfs, représentent seulement 4% ou moins du budget.

«Il faut trouver d'autres façons de faire», explique la présidente de la commission scolaire des Hautes-Rivières, Andrée Bouchard. - photo fournie par la CS des hautes-rivières

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