«Un défi extraordinaire»

Me Marie-Claude Landry sera présidente de la Commission... (Photo Alain Dion)

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Me Marie-Claude Landry sera présidente de la Commission canadienne des droits de la personne pour un mandat de sept ans. «Comme je le dis, le droit mène à tout!», dit-elle.

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Pascal Faucher
Pascal Faucher
La Voix de l'Est

(Cowansville) Avocate reconnue pour ses nombreuses implications, Me Marie-Claude Landry accède à la présidence de la Commission canadienne des droits de la personne, à Ottawa.

Le ministre de la Justice Peter MacKay a en fait l'annonce par voie de communiqué, vendredi. Jointe hier, Me Landry s'est dite «très honorée» d'occuper ce poste. «C'est vraiment un défi extraordinaire, a déclaré la Cowansvilloise âgée de 50 ans. Comme je le dis, le droit mène à tout!»

Elle entrera en poste le 30 mars pour un mandat de sept ans. L'avocate bilingue se dit prête à relever les nombreux défis que posera l'organisme gouvernemental, tels que les dossiers chauds et la gestion d'un budget de 22 millions$. «Il y a beaucoup de choses à voir», dit-elle.

Dévouement

C'est d'ailleurs la protection des droits humains qui a amené Me Landry à étudier en droit et à obtenir son diplôme de l'Université de Sherbrooke, en 1989. Originaire de Mont-Joli, dans le Bas-Saint-Laurent, elle a fondé le cabinet Landry Boucher et associés en 1993, où elle a oeuvré en droit du travail, civil, corporatif et commercial.

Elle a été médiatrice aux petites créances et membre du Tribunal canadien des droits de la personne de 1991 à 2001. Depuis 2009, elle agissait aussi à titre de membre du Tribunal disciplinaire dans les établissements correctionnels fédéraux au Québec, où elle a aidé à établir «des règles de procédure claires et uniformes», indique-t-on au ministère de la Justice. Elle était bâtonnière du Barreau de Bedford depuis 2013.

Lauréate de nombreux prix, elle a de plus été membre et présidente du conseil d'administration du Centre de santé et de services sociaux La Pommeraie et a fait partie du comité de direction de la Chambre de commerce de Cowansville et région.

Ligne commune

Sa nouvelle fonction oblige désormais Me Landry à abandonner toute autre occupation. À la Commission canadienne des droits de la personne, elle devra gérer une équipe de 196 personnes. «Je vais travailler en collaboration, pour qu'on se donne une ligne commune», dit celle qui est aussi mère de trois enfants et déjà grand-mère.

L'organisme gouvernemental est voué à l'application de la Charte canadienne des droits de la personne, ce qui comprend l'équité en matière d'emploi, contrer la discrimination et accorder l'égalité des chances à tous. «Une mission assez large, concède Me Landry. Je serai la représentante de tous les Canadiens en matière de droits de la personne.» Bref, un travail de représentation et une fonction «un peu diplomatique» qui peut avoir une influence sur les projets de loi.

Elle serait la première Québécoise à occuper ce poste, une information qu'il n'a pas été possible de confirmer, hier, auprès de la Commission. Bien qu'elle bénéficiera d'une résidence dans la capitale, Me Landry entend garder sa demeure dans «la merveilleuse région» de Cowansville.

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