Anthony Calvillo et Étienne Boulay s'initient au ski adapté

Anthony Calvillo et Étienne Boulay se sont initiés... (photo Julie Catudal)

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Anthony Calvillo et Étienne Boulay se sont initiés au ski adapté, samedi, lors d'une journée organisée pour les nombreux bénévoles de la Fondation des sports adaptés.

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<p>Cynthia Laflamme</p>
Cynthia Laflamme
La Voix de l'Est

(Potton) «Je pense que les organismes sans bénévoles ne peuvent pas fonctionner.» Anthony Calvillo a fait d'une pierre deux coups, samedi, au mont Owl's Head. Non seulement il a appris à skier, mais il a aussi essayé les équipements adaptés en compagnie d'une cinquantaine de bénévoles de la Fondation des sports adaptés. Premiers ambassadeurs de la fondation, Étienne Boulay et lui ont profité de la fin de la saison de cette école de ski pour remercier les skieurs qui changent la vie de bien des gens souffrant d'un handicap physique.

«J'aime ça. C'est une belle expérience, confie Étienne Boulay avant de monter pour la première fois en haut des pentes avec l'équipement adapté. Je trouve ça le fun que Steve (Charbonneau) m'ait invité à participer à l'événement. C'est une bonne cause et je suis toujours partant à essayer de nouvelles affaires. En plus il fait beau, on ne peut pas demander mieux.»

Maintenant entraîneur des receveurs pour les Alouettes de Montréal, le célèbre quart arrière Anthony Calvillo n'a pas hésité à s'impliquer auprès des gens qui donnent de leur temps à la fondation. Depuis son tout jeune âge, il a pu pratiquer différents sports grâce aux bénévoles. «Ils ont eu un impact sur moi, se souvient-il, interviewé alors qu'il était assis dans un fauteuil adapté au ski. J'ai toujours essayé d'en faire autant que je peux, de m'impliquer. Comme vous pouvez voir, les bénévoles, ici, ont la passion d'aider et de mettre un sourire sur les visages.»

Nerveux, il a enfilé l'équipement de ski pour la première fois ce matin-là. En plus d'apprendre à skier sur un biski, avec un fauteuil, il a appris à manoeuvrer deux skis paraboliques. «J'ai toujours été très nerveux (à l'idée) de skier parce que je ne sais pas comment. J'avais peur d'être blessé. Maintenant que je ne joue plus au football, c'est le temps d'essayer. J'ai commencé sur la pente-école. Maintenant, je mets ma vie entre les mains de Lorne (Roddick), et on va avoir du plaisir», lance-t-il en riant.

Instructeurs de confiance

Anthony Calvillo et Étienne Boulay «mettent toute leur confiance entre les mains de deux gars qu'ils ne connaissent pas, commente le directeur exécutif de la fondation, Steve Charbonneau, également footballeur professionnel à la retraite. Les élèves, c'est la même chose. Les élèves viennent ici, ils ne connaissent personne, c'est la première fois qu'ils skient, et là il faut qu'ils fassent totalement confiance aux instructeurs.»

Ils ont notamment besoin de l'aide des bénévoles pour monter sur la chaise du remonte-pente et en descendre avec leur équipement. La journée permettait à une cinquantaine des 70 bénévoles d'essayer les équipements afin d'expérimenter ce qu'ils enseignent. En plus des différents biskis, il y avait aussi les monoskis, qui demandent une technique différente.

«On est habitués de skier avec nos jambes, mais là on travaille avec le haut du corps. C'est une question d'équilibre, une question de balance, c'est impressionnant», raconte le bénévole François Collin, après une descente à vive allure sur la pente-école exécutée en monoski. Lui-même avait essayé, avec un autre bénévole, l'un des équipements, lors d'un samedi glacial de l'hiver.

«Ce matin, c'était la première fois que je l'essayais seul. Je ne voulais pas me faire retenir, je voulais vraiment comprendre le feeling. La première fois que je l'ai essayé, avec Robert Vaillant, il me tenait. Et je me suis dit: ce matin, on se lance dans le vide.»

Lucy Davis l'a vu faire d'abord en biski et l'a trouvé tellement bon qu'elle lui a refilé un monoski. Elle-même est bénévole depuis 18 ans pour la fondation, qui existe depuis 21 ans. «Je trouve que pour les familles et pour le monde qui a un déficit physique, ça donne la chance d'être comme tout le monde. Je trouve ça tellement valorisant. Quand j'ai quelqu'un qui est capable de faire ça tout seul...», lâche-t-elle, admirative devant leur courage.

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