Éclosion de C. Difficile et de SARM à BMP: la restriction des visites se poursuit

Lundi, l'éclosion de SARM sera considérée «sous contrôle»... (Photo archives La Voix de L'Est)

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Lundi, l'éclosion de SARM sera considérée «sous contrôle» à l'hôpital Brome-Missisquoi-Perkins, précise le Dr Michel Camirand, directeur des affaires médicales au CSSS La Pommeraie.

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Jean-François Guillet
La Voix de l'Est

(Cowansville) Les effectifs de l'hôpital Brome-Missisquoi-Perkins (BMP) sont toujours aux prises avec des cas de SARM et de C. difficile. Les patients sont regroupés au 2e étage. Les visites demeurent limitées à une personne par chambre jusqu'à nouvel ordre.

Du 16 janvier au 23 février, 12 cas de Staphylococcus Aureus résistant à la méthicilline (SARM) ont été répertoriés à l'hôpital BMP. La dernière éclosion du genre remontait à juillet 2013. L'étage de médecine avait alors été fermé aux visiteurs durant plusieurs semaines. De même, du 16 janvier au 26 février, 15 patients ont contracté la bactérie Clostridium difficile (C. difficile) dans l'établissement de soins de santé de Cowansville. Un cas d'ERV (Entérocoques résistants à la vancomycine) a aussi été enregistré.

Surcapacité

Selon le Dr Michel Camirand, directeur des affaires médicales au CSSS La Pommeraie, le travail en «surcapacité» a joué un rôle prépondérant dans ces deux éclosions inopinées. «On a fait le grand ménage de toutes les unités. On est allés en prévention dès [la détection des premiers cas], mais ça nous a échappé. Partout en Montérégie, le nombre de cas d'infection pulmonaires a été sans précédent au cours des dernières semaines. On était constamment en surcapacité. Ça rendait la gestion du nombre de lits très difficile. On n'est pas nécessairement heureux d'avoir eu autant de cas de C. difficile, concède-t-il. Mais là, ça va rentrer dans l'ordre.»

Rappelons que, selon le ministère de la Santé, «le SARM ne cause pas plus d'infections que les autres staphylocoques, mais il limite le choix du traitement (antibiothérapie). [L'infection] peut rester dans les narines ou dans une plaie pendant plusieurs mois, parfois des années. Les personnes porteuses peuvent donc l'être encore au moment d'une nouvelle admission à l'hôpital. Le SARM se transmet principalement d'un patient porteur à un autre patient par les mains contaminées du personnel soignant. C'est pourquoi la meilleure protection est le lavage des mains du personnel soignant.»

«sous contrôle»

Comme trois semaines se seront écoulées depuis le dernier cas de SARM, lundi, l'éclosion sera considérée «sous contrôle», précise le Dr Camirand. Idem pour le C. difficile, jeudi. «Depuis des années, on n'avait pas eu de cas de C. difficile. On avait été exceptionnels, poursuit le directeur des affaires médicales. On va revoir nos protocoles et on est en train d'analyser pourquoi on a eu ces cas pour éviter que ça se reproduise.»

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