Réfugiés à l'église : à la recherche de solutions

Le comité d'aide à la famille kurde réfugiée... (photo Julie Catudal, archives La Voix de l'Est)

Agrandir

Le comité d'aide à la famille kurde réfugiée au sous-sol de l'église Saint-Michel, de Rougemont, cherche des solutions pour qu'elle puisse demeurer légalement au Québec.

photo Julie Catudal, archives La Voix de l'Est

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
<p>Cynthia Laflamme</p>
Cynthia Laflamme
La Voix de l'Est

(Granby) «Toutes nos demandes ont été refusées.» Le comité de soutien aux réfugiés de Rougemont est à la recherche de nouvelles idées pour faire avancer la cause de la famille Turk, dont les membres ont trouvé asile à l'église de Rougemont à la fin de janvier.

«Du côté légal, on a fait toutes les démarches et on n'a pas de bons résultats à ce jour», constate Maksuni Oerde, ami de la famille et membre du comité de soutien. La demande de sursis a récemment été refusée par l'Agence des services frontaliers (ASFC) et l'agente demandait à tous les membres de la famille concernée de se rendre à l'un des bureaux de l'ASFC pour montrer leur bonne foi. «On avait appelé un avocat, mais l'avocat dit que c'est un piège.»

Kamber, sa femme Ceylan et son frère Orhan se sont dits très déçus du refus. Orhan Turk est par ailleurs devenu papa d'un troisième enfant il y a un peu plus de trois mois. Si lui est menacé d'expulsion, sa femme et ses deux plus vieux garçons ont été admis comme réfugiés. Son plus jeune enfant est citoyen canadien de naissance. La plus jeune fille de Kamber et de Ceylan est également citoyenne canadienne puisque née ici. Les frères et la soeur de Kamber et de Orhan ont tous été acceptés comme réfugiés, si bien qu'ils n'ont plus de parenté en Turquie.

«On cherche toujours d'autres solutions, souligne M. Oerde. On parle avec des avocats, des consultants pour avoir une idée dans ces conditions. À ce jour, on n'a pas vraiment de solution solide.»

Intervention à Québec

La députée d'Iberville, Claire Samson, était présente lors de la rencontre de mardi, organisée pour voir les options qui se présentent à eux.

Dans une déclaration faite depuis Québec, la députée caquiste a par ailleurs remercié le curé Gérald Ouellette d'héberger la famille d'origine kurde. Plus récemment encore, elle a demandé à Mme Weil, au Salon bleu de l'Assemblée nationale, d'intercéder en faveur de la famille auprès de son homologue du fédéral Chris Alexander, et ce, malgré le fait que le ministère québécois ait refusé d'émettre un certificat de sélection, la famille n'ayant pas de statut. Selon Claire Samson, Mme Weil a reçu un dossier complet sur la famille il y a quelque temps ainsi que d'autres documents, hier. Elle indique avoir reçu un accusé de réception et qu'on lui reviendrait à ce sujet dans les plus brefs délais.

«Ils sont bien courageux, ils sont bien résilients, rapporte la députée. Quelques fois par semaine, quelqu'un vient leur donner des cours de français. Il faut essayer de les occuper.» Les enfants peuvent tout de même voir la couleur du ciel et aller à l'école. Mais les occupations sont limitées, dans le petit sous-sol de l'église.

Abonnez-vous à La Voix de l'Est ou à LaVoixdelEstSurMonOrdi.ca

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer