SAP'S de Waterloo : apprendre aux jeunes à pêcher

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Le président des Pêcheurs à la mouche de la Haute-Yamaska, Jean-Pierre Baril.

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Isabel Authier
Isabel Authier
La Voix de l'Est

(Waterloo) La SAP'S, ça vous dit quelque chose? Cet acronyme de «Station d'apprentissage de pêche sportive» pourrait devenir réalité à Waterloo dès cet été, si le projet reçoit le financement espéré.

Cette station offrirait aux jeunes pêcheurs un site en milieu naturel pour apprendre et mettre en pratique leur lancer léger et la pêche à la mouche. Des disciplines qui demandent des heures d'entraînement pour acquérir finesse et fluidité de mouvement.

L'espace flottant du SAP'S serait aménagé entre les ponts Stevens et Lewis, à proximité du Sentier des libellules et du stationnement du kiosque touristique du centre-ville.

Une expérience pilote, tenue l'été dernier, a permis de démontrer la viabilité du projet, estime le président des Pêcheurs à la mouche de la Haute-Yamaska, Jean-Pierre Baril, qui pilote le dossier.

À sa connaissance, rien de semblable n'existe ailleurs au Québec.

La SAP'S comblerait non seulement des attentes pédagogiques et de loisirs, mais aussi touristiques, croit ce passionné de pêche récréative, qui rêve de rendre la région «pêchable» et d'en faire un attrait pour les gens d'ici et d'ailleurs.

Le volet environnemental compte aussi pour beaucoup dans le projet SAP'S, en contribuant à la revitalisation du lac Waterloo. «Mettre les jeunes en contact avec l'eau permet de développer leur respect face à cette précieuse ressource», croit-il.

M. Baril va même plus loin. «Le projet peut aussi englober des adultes qui ne connaissent rien à la pêche, mais qui voudraient participer avec leurs enfants et petits-enfants, et ainsi cimenter et renforcer les liens familiaux qui sont la base même d'une société saine», vante-t-il dans le formulaire de demande de subvention de 57 488$ adressé récemment au Pacte rural.

de nombreux appuis

L'initiative reçoit déjà l'appui des Amis du bassin versant du lac Waterloo, du Musée de la pêche à la mouche et des Pêcheurs à la mouche de la Haute-Yamaska, auxquels pourraient s'ajouter d'autres organismes de la région.

La Ville de Waterloo s'engage pour sa part à fournir des quais inutilisés, pour éviter aux promoteurs d'avoir à défrayer l'achat de ce type d'équipements. Les quais devront cependant répondre aux normes environnementales.

Une fois créée, la SAP'S deviendrait un organisme distinct, doté d'un conseil d'administration et responsable de son financement. Et si le projet n'obtient pas la subvention du Pacte rural? «Au pire, ce sera reporté d'une année», lance M. Baril, qui croit fermement à la pertinence de la SAP'S. «Cela fait partie d'un plus vaste projet qui s'étalera sur plusieurs années. Il y a, par exemple, deux sites à Waterloo où on trouve de la truite indigène. On aimerait en faire des sanctuaires.»

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