Sarah Cousineau Denis fait appel

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Sarah Cousineau Denis, quelques minutes avant de recevoir sa sentence, le 4 février.

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Jean-François Guillet
La Voix de l'Est

(Granby) Près d'un mois après avoir été condamnée à passer deux ans et demi derrière les barreaux, Sarah Cousineau Denis interjette appel de sa sentence.

«Sarah n'a pas demandé de remise en liberté [d'ici à ce que la Cour d'appel rende sa décision], a indiqué hier à La Voix de l'Est sa mère, Josée Denis. On souhaite juste que le jugement corresponde à la fourchette normalement consentie pour ce genre de cause.»

La dame, elle-même avocate, n'a toutefois pas voulu commenter au sujet de la durée d'une peine «convenable», s'en remettant uniquement à l'avis d'appel déposé le 20 février par le procureur qui représente de la jeune détenue, Me Pierre Poupart.

La femme de 21 ans a écopé de 30 mois d'incarcération, le 4 février, au palais de justice de Granby. À cela s'ajoute une interdiction de conduire de cinq ans à sa sortie de prison.

Rappelons que la Mercedes de Sarah Cousineau Denis a fait une violente embardée, le 12 novembre 2012 dans le chemin Bondville à Lac-Brome, après qu'elle en a perdu la maîtrise en roulant à plus du double de la vitesse maximale permise dans une zone de 50 km/h.

Ses deux passagères, Alexandra Laliberté et de Natasha Lavigne, sont décédées sur le coup.

Près d'un an après l'accident, deux chefs d'accusation de conduite dangereuse causant la mort ont été déposées contre elle, le 17 octobre 2013.

 La prison était incontournable pour la jeune femme, qui a plaidé coupable à toutes les charges qui pesaient contre elle, le 2 juin 2014.

«Antipodes»

Avant de rendre sa décision, le juge de la Cour du Québec Serge Champoux a souligné le manque d'empathie de Sarah Cousineau Denis à l'égard des membres des familles des disparues. Il doutait par ailleurs que la fautive ait rédigé la missive que son avocat a lue dans le cadre des observations sur la peine. Il a entre autres qualifié la lettre de «fort bien construite» et comportant «une chaleur, une sensibilité», tandis que l'accusée est restée de glace lorsque les proches des victimes ont pris la parole en cour.

Dans sa demande pour permission d'appeler de la peine, Me Poupart a notamment contesté «les prémisses du raisonnement» du premier magistrat. «[Le juge] met en doute l'empathie et le remords de la requérante et donc, sa réhabilitation. Cette conclusion est aux antipodes des rapports [des spécialistes qui ont évalué sa condition], du témoignage de [sa mère], des lettres d'appui déposées de consentement, et de la lettre de la requérante. Tous les éléments font au contraire état de la souffrance, de la peine, des regrets, des remords et de la douleur profonde qui accablent la requérante depuis la tragédie», peut-on lire dans le document.

«Le premier juge a erré en droit en accordant un poids indu aux circonstances aggravantes par comparaison aux circonstances atténuantes retenues», a indiqué l'avocat de la requérante. En plus d'en appeler de la sentence, Sarah Cousineau Denis conteste également la durée de l'interdiction de conduire de cinq ans prononcée par le juge. Selon Me Poupart, cette mesure a été imposée «sans la moindre justification».

Au terme d'un bref passage devant le juge de la Cour d'appel Mark Schrager, mardi, le directeur des poursuites criminelles et pénales, Me Daniel Royer, et le procureur de la demanderesse ont convenu que les plaidoiries concernant la requête en appel sont remises au 6 juillet.

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