Quincaillerie avec cour à bois extérieure rue Bruce : le conseil donne son aval

Une quincaillerie avec cour à bois extérieure pourra... (illustration La Voix de l'Est)

Agrandir

Une quincaillerie avec cour à bois extérieure pourra s'implanter rue Bruce, à proximité du boulevard Pierre-Laporte. La Ville de Granby a entrepris des démarches afin de modifier la réglementation en ce sens.

illustration La Voix de l'Est

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
Marie-France Létourneau
La Voix de l'Est

(Granby) Une quincaillerie dotée d'une cour à bois avec entreposage extérieur pourra finalement s'implanter rue Bruce, à proximité du boulevard Pierre-Laporte. Le conseil municipal de Granby a déposé un avis de motion et adopté un premier projet de règlement en ce sens lundi.

En septembre dernier, les élus avaient pourtant refusé qu'il y ait de l'entreposage extérieur et avaient plutôt imposé comme condition que la cour à bois de la quincaillerie soit intérieure seulement. Ce qui avait suscité l'incompréhension de Jean Laberge, président de Canac, la bannière qui souhaite s'implanter à cet endroit.

«Quand j'ai su ça, j'ai trouvé ça un peu curieux. On est au fin fond des épinettes, à côté du blé d'Inde. Je me suis dit que la Ville était un peu au-dessus de ses affaires. Elle n'a pas besoin de taxes, de création d'emplois?», avait déclaré M. Laberge en entrevue à La Voix de l'Est.

Mais les choses ont changé, affirme le maire Pascal Bonin, pour justifier cette nouvelle position du conseil municipal. «Ce ne sont plus les mêmes plans. La cour à bois est orientée différemment. Elle est plus loin des maisons et elle est adossée à une zone agricole qui ne sera pas développée avant plusieurs années», a-t-il fait valoir.

Deux conseillers municipaux, Serges Ruel et Jean-Luc Nappert, ont néanmoins manifesté leur désaccord face à la nouvelle orientation de la Ville. «C'est important qu'il y ait une équité avec les commerçants à qui on a exigé une cour à bois intérieure», a dit Serges Ruel lors de la dernière séance du conseil, secondé par Jean-Luc Nappert.

«L'ensemble du comité consultatif d'urbanisme est d'accord parce que la quincaillerie est à l'extérieur du périmètre urbain. Aussi, il va y avoir 95 mètres entre les trois résidences du secteur et la cour à bois, en plus d'une bande tampon végétale de 15 mètres. Ça va enterrer le bruit», a pour sa part rétorqué Robert Vincent.

Pas tout de suite

L'implantation de Canac sur ce site de cinq millions de pieds carrés, à l'angle du boulevard Pierre-Laporte et de la rue Bruce, propriété du Groupe immobilier Roban, dirigé par les Granbyens Michel Roberge et André Couture, pourrait être le coup d'envoi d'un important développement commercial à cet endroit.

Mais ce n'est quand même pas demain la veille que la première pelletée de terre sera donnée. Les procédures de modification du règlement sur les usages conditionnels de façon à permettre les cours à bois avec entreposage extérieur à cet endroit se poursuivront au cours des prochaines semaines. Une assemblée publique de consultation est d'ailleurs prévue le 26 mars, à 18 h 30, à l'hôtel de ville.

Les propriétaires du vaste terrain doivent de leur côté obtenir les autorisations nécessaires du ministère du Développement durable, de l'Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques en vertu des articles 22 et 32 de la Loi sur la qualité de l'environnement, a souligné hier Michel Roberge. Ce qui pourrait prendre à tout le moins quelques mois.

En plus de la quincaillerie, les promoteurs visent notamment l'implantation d'un joueur du secteur alimentaire à cet endroit, en plus d'une pétrolière. Pour l'heure, la réalisation du projet est prévue sur un échéancier à moyen terme, soit d'ici trois ans, note M. Roberge.

Abonnez-vous à La Voix de l'Est ou à LaVoixdelEstSurMonOrdi.ca

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer